Un "repair" de bricoleurs au service des éco-citoyens à La Seyne

L'équipe des « transform'acteurs » s'inscrit dans « une démarche à la fois conviviale et pédagogique ». Elle souhaite s'adresser à des gens « de tous âges, issus de toutes les couches de la population » (photo: Dominique Leriche)
L’association Les Transform’acteurs porte un projet de « Repair Café » afin de mettre en relation des particuliers avec des passionnés de bricolage pour effectuer de menues réparations
Vous en avez assez de devoir jeter des objets faute de pouvoir les réparer? Vous voulez lutter contre l'obsolescence programmée, cette stratégie des industriels qui vise à réduire volontairement la durée de vie des produits afin d'augmenter leur taux de remplacement? Vous souhaitez apprendre des techniques de bricolage afin d'être capable d'effectuer vous-même de simples réparations? Alors le « Repair Café » est fait pour vous!
Le projet est porté par une équipe d'hommes et de femmes (1) qui se sont rencontrés grâce au Système d'échange local (SEL) créé voici un an à La Seyne (et qui compte déjà 87 membres).
«En fait, ce concept de Repair Café est né aux Pays-Bas en 2009, puis il a essaimé partout en Europe. En France, le premier est apparu dans le Val d'Oise en 2013. Sept existent déjà en région Paca (4 dans les Alpes-Maritimes, trois dans les Bouches-du-Rhône). Le huitième arrive dans le Var, à La Seyne », explique l'équipe qui s'inscrit dans« une démarche à la fois conviviale et pédagogique».
«Le principe, c'est la gratuité»
Comment ça fonctionne ? «Les jours de permanence (qui restent à définir), les gens viendront avec un objet à réparer, on leur proposera un café et un bricoleur bénévole prendra en charge l'objet, tout en expliquant sa démarche et en donnant des conseils techniques. À l'issue de la réparation, le visiteur pourra glisser ce qu'il veut dans la tirelire. Mais le principe, c'est la gratuité pour les adhérents comme pour les gens de passage - que l'on incitera à adhérer».
Le principe repose donc sur la présence de «répar'acteurs» : «ce sont des bricoleurs qui ont une compétence pour réparer du petit électroménager en fin de vie, recoller une porcelaine cassée, bricoler un vélo abîmé, repriser un vêtement déchiré...»
Déjà quatre «répar'acteurs» sont prêts à démarrer - il s'agit de membres du SEL. Ensuite, poursuit l'équipe des fondateurs, «on élargira le cercle à tous ceux qui ont envie de partager leur savoir ou compétences en matière de bricolage, de réparation, de soudure, de couture, d'ébénisterie...»
Du reste, les compétences ne manquent pas à La Seyne : «Beaucoup de retraités des CNIM, qui ont de l'or dans les mains, pourraient nous rejoindre».
Les Transform'acteurs aimeraient aussi nouer un partenariat avec le lycée Langevin qui dispense bien des savoir-faire techniques. Et dans ce même esprit de «transmission», seront organisés, à terme, «des après-midis thématiques pour le grand public (couture, mécanique, électroménager...) ainsi que des ateliers de bricolage pour les enfants».
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