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Nicky
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Date du message : vendredi 27 avril 2018 à 16h07


La Seyne sur Mer: Les Finances parlons-en ! Quatre Réunions publiques 2018
Finances-La-Seyne-Reunions-2018

La Seyne sur Mer: Les Finances parlons-en ! Quatre Réunions publiques - Malgré les contraintes; et sans augmentation de impôts, la Ville a voté un budget offensif en 2018. La Seyne garde le cap d'un développement maîtrisé: gestion rigoureuse, efforts pour le centre-ville, travaux de proximité, de voirie et grands équipements construits ou rénovés. Le maire Marc Vuillemot, va à la rencontre des Seynois et donnera quatre réunions publiques sur les finances de la ville:

Dans le Sud - Samedi 05 mai 2018
09h30 à la Maison intergénérationnelle Saint-Georges au 206 avenue St-George

Au Nord - Samedi 19 mai 2018
09h30 au Complexe Léry, boulevard de l'Europe – Quartier Léry

Centre-ville - Samedi 09 juin 2018
09h30 à l'Hôtel de Ville au 20 quai Saturnin Fabre

A l'Ouest - Samedi 16 juin 2018
09h30 à l'Espace Eugénie Cotton, 58 impasse Sartre

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Nicky
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Date du message : lundi 7 mai 2018 à 14h30


Le prof Vuillemot explique sa gestion aux administrés
La Seyne: une augmentation de la dette et la mise en œuvre de politiques publiques pour s'occuper ...

Au fil de cette « conférence », le maire a multiplié les exemples pour montrer que la ville connaît des difficultés liées à la crise des chantiers « qui a entraîné un appauvrissement de la population, une augmentation de la dette et la mise en œuvre de politiques publiques pour s'occuper ... photo: V. L. P.

Le prof Vuillemot explique sa gestion aux administrés - Soucieux d'éclairer les Seynois sur ses choix et ses contraintes budgétaires, le maire entame un cycle de réunions publiques. La première a eu lieu ce week-end, trois autres vont suivre.

Lui qui a été enseignant durant trois décennies n'a rien perdu de sa capacité à mobiliser un auditoire durant des heures. Même sur des questions aussi pointues que l'élaboration d'un budget. Devant une quarantaine de personnes réunies samedi à la Maison Saint-Georges, Marc Vuillemot a tenu la première des quatre réunions publiques destinée à présenter, aux administrés, la situation financière de la ville « dans un contexte de plus en plus difficile ». « Je veux faire partager un constat de situation sur les contraintes exogènes qui pèsent sur la gestion de la commune et sur les causes endogènes découlant de mes choix et de ceux de mes prédécesseurs », résume-t-il. Morceaux choisis.

DES RECETTES EN BAISSE

« Malgré l'augmentation de la population, les dotations de l'État baissent ou stagnent depuis quatre ans (5 millions d'euros en moins ces dernières années), tout comme les subventions des autres collectivités (Région, Département) qui sont, elles aussi, confrontées à la baisse de leurs recettes ».

DES CHARGES EN HAUSSE

« L'État a augmenté la valeur du point d'indice des fonctionnaires, mais c'est la commune qui paie ! De plus, l'État a décidé d'intégrer leurs primes dans leur salaire, ce qui augmente les cotisations sociales que verse leur employeur ». Par ailleurs, « chaque année, l'État transfère aux collectivités des responsabilités nouvelles, comme dernièrement la délivrance des cartes grises et des passeports, ainsi que la gestion des Pacs ; ce qui amène des charges nouvelles non compensées ».

UNE SPÉCIFICITÉ QUI PÈSE

« Une commune qui a des quartiers prioritaires (au titre de la politique de la ville) a des dépenses spécifiques que n'ont pas les autres. Le plan de rénovation urbaine de Berthe, lancé en 2005 et qui se termine fin 2018, a entraîné la création d'équipements de proximité (médiathèque, maison de la jeunesse, maison des services publics, régies de quartier…) et la mise en place de dispositifs obligatoires (accompagnement social, aides à l'insertion…) dont la ville doit payer le coût de fonctionnement». Lequel augmente avec la fin des contrats aidés et le retrait de la Région.

TROP DE FONCTIONNAIRES ? « J'entends dire : "Il y a trop de fonctionnaires à La Seyne". D'une part, notre vision n'est pas de réduire les services rendus à la population. Et quand bien même on déciderait de diminuer le nombre d'agents, nous devrions, du fait de leur statut, continuer à les payer durant plusieurs années. Les seuls leviers sur lesquels on peut jouer : les heures sup (que nous avons déjà baissées de 27%) et le non-remplacement des départs en retraite ».

PEU DE MARGES DE MANŒUVRE

« Il faut continuer à assurer l'offre de services publics due aux citoyens, d'autant plus dans une ville qui connaît une grande diversité de populations entre les quartiers populaires et les quartiers résidentiels. Le service public doit concourir à réguler les inégalités ». Par ailleurs, les subventions aux associations sont délicates à rogner dans la mesure où « le réseau associatif, très dynamique à La Seyne, participe de la vie sociale et des milliers de personnes s'y investissent ». En outre, la commune ne peut augmenter le taux des taxes locales, déjà très élevé.

UNE DETTE LOURDE

« Nous devons honorer les engagements pris auprès des banques sachant qu'à La Seyne, le portefeuille d'emprunts est historiquement important. Pour autant, je ne blâme pas mes prédécesseurs qui ont fortement endetté la ville à une époque où elle avait besoin d'investissements, sur le site des chantiers notamment. (…) En 2008, le remboursement de la dette s'étalait sur 200 ans. Nous l'avons ramené à 18 ans, mais c'est un travail de longue haleine ».

DES PÉNALITÉS INFLIGÉES

Dans un contexte déjà compliqué, la ville sera « punie » en vertu de la décision de l'État qui impose aux grandes collectivités de ne pas augmenter leurs dépenses de fonctionnement de + 1,2 % : « Nous serons à 1,8 % en 2018, notamment en raison de l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires ». La pénalité serait de plus de 300 000 euros cette année. Et, « cerise sur le gâteau, malgré la rénovation du quartier Berthe et les programmes dans d'autres quartiers pour lesquels nous imposons 30 % de logements sociaux aux constructeurs, le préfet vient de faire savoir que la ville devra payer une pénalité de 360 000 euros pour non-respect du quota de 25 % de logements sociaux imposé par la loi SRU (19 % à La Seyne). J'avoue que ça fait mal… et que je ne vois pas comment on peut faire, si ce n'est tenter de discuter le montant de l'amende ».

Le maire a ensuite répondu aux questions de la salle sur des points relevant de la gestion de proximité (le parc Braudel, les parkings, la propreté des plages…). Et de conclure, amusé, « je me fais engueuler pour des points qui ne relèvent pas - ou plus - de mes compétences. Mais je transmettrai les doléances à Hubert Falco ». Samedi 19 mai 2018 à 9h30, au complexe Léry Samedi 9 juin à 9h30, à l'Hôtel de ville Samedi 16 juin à 9h30, à l'espace Eugénie-Cotton ... source: M. G. - var matin