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Nicky
webmaster

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Date du message : dimanche 18 janvier 2009 à 00h19


Le « Belem » à quai au...


Mickaël Bouffanais, Yannick Simon et José Tenreiro font une pause-photo sous le regard de Guy Levu, perché sur le mât pour détacher un hauban.
Peut-on rêver plus prestigieuse vitrine quand on cherche à redorer son blason maritime ? La commune de La Seyne peut se flatter d'accueillir, cet hiver, le Belem : hôte exceptionnel, monument historique depuis 1984, dernier trois-mâts barque français et le plus ancien trois-mâts en Europe en état de navigation.

« Nos hivernages en Méditerranée sont rares, explique Éric Gavoty, secrétaire général de la fondation. Mais l'invitation de la commune de La Seyne était alléchante, et cela nous permettra de débuter, pour une fois, notre saison de stages (lire par ailleurs) dans cette mer. »

Ce partenariat gagnant-gagnant est simple : le Belem peut jouir gracieusement d'une place sur les quais, « une offre extrêmement rare en Méditerranée », tandis que la commune bénéficie de la fière image du trois-mâts.

Le début d'une relation pérenne ?

Cette entente se concrétise aussi lors de manifestations, comme l'arrivée du Père Noël. « Il y en aura probablement d'autres avant la fin avril, observe Éric Gavoty. La municipalité souhaite ainsi nous associer aux célébrations de l'inauguration du pont levant rénové. »

Pour le Belem, ce partenariet est « une première. Et c'est très intéressant pour nous ; notre hivernage est ainsi plus vivant, plus ouvert, et plus sympathique. » La relation entre le bateau et la commune pourrait bien devenir pérenne. « L'idée d'alterner les hivernages, une année à Saint-Nazaire, une autre à La Seyne, est plutôt séduisante et permettrait de commencer les saisons, une fois en Atlantique, une fois en Méditerranée », estime ainsi Yannick Simon, capitaine en second. La Seyne co-port d'attache du Belem : une alléchante perspective...


Chaque hiver, le vénérable bâtiment doit en effet vivre un arrêt technique de plusieurs semaines, afin de subir un indispensable entretien.

« Ces opérations sont plus ou moins importantes selon les années. Celles de cette saison sont relativement légères », révèle le secrétaire général de la fondation.

Le voilier a tout de même passé un mois et demi entre les mains expertes de l'entreprise Foselev Marine, à Brégaillon, dont une quinzaine de jours en cale sèche afin que soit inspectées la coque et la peinture.

Depuis le débarquement du Père Noël, le Belem est en quasi-désarmement, avec quatre hommes à bord. « Ils ont beaucoup de petits travaux à faire. Nous en profitons pour faire un peu de "cosmétique" », précise Éric Gavoty. Menuiseries, peintures, mécaniques, sont au programme des quatre hommes à bord.

« Nous travaillons huit heures par jour, tous les jours, expliquent Yannick Simon, Guy Levu, Mickaël Bouffanais et José Tenreiro. Le rythme habituel d'un membre d'équipage est de deux mois à bord, puis deux mois à terre ».

« Plus personne ne travaille comme ça »

La batterie où vivent les stagiaires - entrepont, couchettes, salle à manger, etc. - doit ainsi subir une rénovation, « la première depuis quinze ans ».

Les hommes s'attaquent aussi au gréement ainsi qu'aux haubans (cordages). « Chaque hauban représente dix jours de travail, observe Yannick Simon. Tout est fait manuellement, sur place, avec des câbles d'acier. C'est un boulot de dingue, plus personne ne travaille comme ça. Nous sommes des privilégiés : le classement en monument historique et le mécénat de la Caisse d'épargne nous permettent de garder le Belem dans l'état le plus proche possible de ce qu'il était à l'époque. »

Réarmé en mars, le bateau centenaire quittera La Seyne le 8 avril pour débuter sa saison de stages. Mais sa relation avec la commune ne fera peut-être alors que débuter...
source: var matin

...cordialement...Nicky...