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becasse
Visiteur
Date du message : dimanche 15 mars 2009 à 18h41
EXACT.
buk
Visiteur
Date du message : dimanche 15 mars 2009 à 18h15
oui une histoire de boxes et paddocks c'est bien ça ?
becasse
Visiteur
Date du message : dimanche 15 mars 2009 à 09h33
J'apporte une modification à ce qui est écrit dans cet article et aussi un petit complément.
Les vieilles tribunes en bois qui étaient sur l'hippodrome furent démontées en 1955 et transportées au stade Marquet où elles servirent encore une bonne dizaine d'années.
Je me souviens trés bien de cet épisode puisque beaucoup de dirigeants de l' USS avait participé à ce déménagement bien aidés par les camions de la mairie et de l'entreprise de peinture Martin.
Je reviens sur l'hippodrome pour indiquer que sur la façade du Bar de l'hippodrome, venant de la gare on peut (*) encore voir les inscriptions suivantes. "Box en location." et autres indications ayant trait au champ de course.
(*) J'ignore si le bar existe encore n'y étant passé depuis quelques années.
Nicky
webmaster
Date du message : dimanche 15 mars 2009 à 00h09
Le quartier de la Gare au temps de la ferveur hippique

De Toulon, les omnibus à chevaux étaient bondés : « il y avait beaucoup de monde, de belles toilettes...»
De ce temps jadis ne subsiste que « le Bar de l'hippodrome ». C'est en 1898 que, sous l'impulsion de quelques disciples seynois, 10 hectares de terre sont loués à la famille d'Estienne d'Orves pour accueillir, « l'hippodrome de Lagoubran ».
L'arrivée du train dans les années 1860, a déjà profondément modifié le visage du quartier, le plongeant dans l'ère industrielle alors que jusque-là, il n'était que zone agricole. Cultures maraîchères et élevage de cochons, chèvres et moutons : la polyculture assurait alors l'autosuffisance alimentaire et le surplus était vendu à la « ville ».
Des trains depuis Marseille, La Ciotat
A deux pas, le grand domaine de Lagoubran - propriété de la famille d'Estienne d'Orves - pratique les mêmes cultures à plus grande échelle.
Entre la pyrotechnie et la gare de La Seyne, s'élevèrent une belle piste, des locaux d'accueil, des écuries. Les tribunes furent adossées à la colline de Brégaillon où s'élevait jadis la chapelle du Mont-Carmel.
Depuis Marseille, La Ciotat, mais aussi d'Hyères des trains spéciaux acheminent une foule nombreuse de passionnés du sport équestre et du turf. De Toulon, les omnibus à chevaux sont bondés...
La Première Guerre mondiale porte un coup d'arrêt à l'activité : les chevaux sont réquisitionnés, nombre d'habitants désertent le quartier particulièrement éprouvé en raison de la proximité de la pyrotechnie et la gare.
Vendue aux Constructions navales
Au sortir de la guerre, l'activité hippique reprend ses droits. Mais la ferveur n'y est plus tout à fait la même. Les tribunes de l'hippodrome restèrent visibles jusqu'en 1955...
Dans les années 60, la famille d'Estienne d'Orves ne renouvelle pas le bail et la propriété est vendue aux Constructions navales industrielles de la Méditerranée (CNIM).
Le quartier alors ne conserve que son point de rassemblement principal : le bar.
Source : histoire et patrimoine seynois - Marius Autran
K. M. - var matin



