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Nicky
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Date du message : mardi 11 août 2009 à 05h00
Les plages interdites d'accès toujours autant fréquentées

Photo : Magali Ruffato
Malgré, l'interdiction de fréquentation à cause des éboulements de cet hiver, les estivants sont toujours aussi nombreux chaque jour.
Fabrégas : de nombreux baigneurs, dont une majorité de naturistes, bravent l'interdiction de circulation sur le sentier du littoral pour descendre sur les plages. «Plage fermée, éboulis ». L'avertissement inscrit sur le panneau à l'entrée du sentier du littoral à Fabrégas est explicite, mais visiblement pas assez dissuasif. En tous les cas, pas pour les naturistes (qui représentent la très grande majorité des personnes fréquentant ce lieu).
La semaine dernière, ils étaient environ deux cents à faire bronzer leurs fesses nues sur la bande littorale de la corniche merveilleuse. Malgré l'interdiction de circulation et de fréquentation des plages à la suite des éboulements de l'hiver dernier. En juin, la municipalité affirmait que des agents assermentés veilleraient au respect de l'interdiction. Et verbaliseraient le cas échéant. Les naturistes attendent toujours. « Je n'ai vu personne nous empêcher d'aller sur la plage », constate Bernard Ducher, 73 ans, présent pratiquement tous les jours au Jonquet.
« Deux agents présents sur place tous les jours »
« La police municipale n'a reçu aucune directive pour empêcher les gens de venir », assure sans se démonter Henrique, 45 ans, un autre habitué des lieux.
« La police municipale n'a pas pu dire ça », répond interloqué un responsable du service du Plan de sauvegarde et prévention des risques (PSPR) de la commune.
« Nous avons deux agents qui circulent tous les jours pour prévenir les gens, faire des rappels à la loi. Maintenant il est difficile d'être plus coercitif et de verbaliser sur place des personnes qui sont là sans véhicules et souvent sans papiers sur eux », explique-t-on en mairie.
La municipalité a aussi installé panneaux et bouées pour informer des dangers. Elle juge avoir fait son travail de prévention, mais avoue se trouver limiter dans son champ d'action.
Quelle responsabilité en cas d'accident ?
Et les naturistes semblent se complaire de cette situation. « Nous remercions le maire de ne pas verbaliser les naturistes qui fréquentent ces plages à leurs risques et périls », affirme Bernard Ducher, le représentant local de la fédération française de naturisme. Les risques et périls, ce sont des escaliers désolidarisés du sol, un sentier emporté par les éboulis et le risque de chute de pierres sur un terrain instable. « Les gens sont d'une indiscipline notoire. Ils assument jusqu'au jour où il va avoir un problème, et qu'on va se retourner vers le maire, car il faut toujours trouver des responsables », lance le responsable du PSPR. Espérons qu'aucun accident n'intervienne cet été. En attendant, la mairie estime, par ses actions de prévention, s'être dégagée de toute responsabilité.
source: O. Marino - var matin


