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Nicky
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Date du message : vendredi 13 novembre 2009 à 00h05


Les quais et terre-pleins de Bois-Sacré interdits


Photo : Magali Ruffato
Dominique Dettori (à droite) a découvert l'arrêté en se rendant sur son chantier. L'interdiction touche aussi Patrick de Tailly, président de l'association Robert-Roche, qui souhaite mener un partenariat avec Dettori pour la déconstruction des bateaux.
Un arrêté proscrit l'accostage et la dépose des navires sur le domaine maritime. Les entreprises Seyne Marine et Dettori doivent évacuer les lieux.

«Considérant l'état de dangerosité des quais et des terre-pleins situés dans la zone de Bois-Sacré (...), l'accostage, le stationnement et la dépose de navires sur les quais, terre-pleins du secteur de Bois-Sacré sont interdits ». L'arrêté, pris le 29 octobre dernier par le Syndicat mixte varois des ports du Levant, a été placardé tout le long de la clôture longeant la corniche de Bois-Sacré. Hormis cet affichage, l'information ne semble pas avoir circulé. Ni la chambre de commerce et d'industrie du Var (CCIV), ni la municipalité, ni les entreprises qui exercent encore à cet endroit n'étaient au courant de cette fermeture brutale.

Sous le coup d'une expulsion

Selon le Syndicat mixte, cette décision, prise dans l'urgence, est le résultat d'une étude lancée sur l'ensemble des ports de la rade pour connaître l'état des infrastructures. L'audit, réalisé par le bureau d'études techniques CETE Méditerranée, a été rendu il y a une quinzaine de jours. Il est sans appel pour Bois-Sacré. Conséquence : les sociétés Seyne Marine et Dettori sont sommées de quitter les lieux immédiatement.

Pour la petite entreprise de réparation navale Seyne Marine, la nouvelle ne fait que précipiter un départ déjà prévu. La société, dirigée depuis plus de 35 ans par René Hernandez, était sous le coup d'une expulsion depuis trois ans, pour avoir cessé d'honorer son contrat avec la CCIV. Le patron n'a d'ailleurs plus de salarié, mais continue de travailler avec une trentaine de clients.

« Pour l'instant, je cherche une solution pour me réimplanter car j'ai envie de continuer mon métier », explique-t-il. Désabusé, René Hernandez regrette surtout cette situation pour « les plaisanciers pris en otage qui devront aller ailleurs. Sauf qu'il ne reste plus beaucoup d'entreprises dans ce secteur...»

Pour Dominique Dettori, patron de la société de réparation navale et de vente de bateaux du même nom, c'est la douche froide. L'entreprise, qui a longtemps occupé une partie du domaine maritime de Bois-Sacré, a déménagé son siège à l'espace Grimaud il y a six ans. Mais elle conserve depuis 19 ans, à Bois-Sacré, une AOT (autorisation d'occupation temporaire) pour utiliser une parcelle de 3 000 m² ainsi qu'une partie du plan d'eau. Actuellement, une trentaine de bateaux y est encore entreposée et un navire est toujours amarré.

« Je me sers de cet espace pour réviser les bateaux sur plan d'eau l'hiver. Quand la révision est faite, je les ramène à l'espace Grimaud pour le carénage », explique-t-il.

Perte d'activité

Une dizaine de jours avant la découverte de l'arrêté, des représentants du Syndicat mixte se sont présentés sur son chantier. « Ils m'ont dit qu'il y aurait un souci pour continuer à utiliser les quais. Mais je ne pensais pas que les terre-pleins seraient aussi interdits ! D'habitude, quand on ferme un quai, on inclut un mètre autour. Ici, les terre-pleins vont jusqu'à la route, à près de 100 mètres du bord ! », explique-t-il.

Dominique Dettori est d'autant plus surpris que la CCIV, concessionnaire des lieux, venait de lui renouveler son AOT pour 2010.

Au lieu de cela, il doit retirer ses bateaux au plus vite. « Je vais devoir écrire aux clients et leur trouver une place ailleurs. Ça veut dire que je vais perdre une partie de mon activité. Je devrais me passer d'un emploi saisonnier et peut-être aussi d'un salarié », soupire encore Dominique Dettori.

La CCIV, elle, se doutait que les installations dont elle a la gestion n'étaient pas en très bon état. « Mais pas au point de prendre un arrêté avec des conclusions aussi fermes », confie Luc Pointard, chef d'exploitation plaisance. Ce dernier, qui a pris connaissance de l'arrêté au moment de son affichage, va demander des explications au Syndicat mixte. Dans l'histoire, la CCIV perd la redevance versée par Dettori, soit 25 000 euros par an.

De plus, on ne sait ce que deviendra cette partie du domaine maritime. Le Syndicat mixte mène actuellement une étude stratégique pour dégager un éventuel projet. Le résultat de cette réflexion sera connu au 1er semestre 2010.
source: Marielle Valmalette - var matin

...cordialement...Nicky...