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Nicky
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Date du message : mercredi 18 novembre 2009 à 00h23
Encore des épaves du côté de Balaguier

Photo : Éric Estrade
Le président du comité de survie de la baie du Lazaret a recensé huit épaves sur la plage de l'anse du père Louis, au pied du fort de Balaguier.
Chaque année, le scénario se répète à l'anse du père Louis. Aucune solution radicale n'a été trouvée.
«Quel spectacle affligeant pour une zone touristique ! L'anse de Balaguier est devenue un véritable cimetière à bateaux...», se désole François Morin, président du comité de survie de la baie du Lazaret, qui parle également au nom du CIL de Balaguier. Régulièrement, ce fervent défenseur de l'environnement arpente le littoral seynois en quête d'épaves à déloger.
La semaine dernière encore, il en comptait huit échouées sur la plage de Balaguier. « Et encore, la veille, un bateau d'au moins 12 mètres a été enlevé », raconte François Morin.
Certaines coques sont là depuis des mois, d'autres ont été rabattues sur le rivage par des largades plus récentes. « Le problème, outre ce mauvais décor, c'est que les épaves risquent de se disloquer et de partir à la dérive. Ce serait dangereux pour les plaisanciers », explique encore le responsable associatif.
Les bateaux ainsi abandonnés s'exposent de surcroît aux pilleurs en tout genre.
Plus de chantier de démolition
Les Affaires maritimes ont été informées que des épaves avaient à nouveau échoué à Balaguier. Mais il se passera encore un certain temps qu'elles ne soient retirées. Car il y a toute une procédure à respecter.
« Nous menons d'abord une recherche des propriétaires grâce au numéro d'immatriculation des bateaux. Si le navire n'est pas identifié, on lance un avis par voie d'affichage et dans la presse. Le propriétaire a ensuite trois semaines pour se déclarer avant que les Affaires maritimes ne prennent contact avec la ville concernée et les associations pour faire enlever l'épave », explique Guillaume Sellier, directeur départemental des Affaires maritimes.
Afin d'anticiper l'abandon des embarcations sur les plages, « souvent dû à une rupture de mouillage », les Affaires maritimes réclament, lors de l'immatriculation d'un bateau, une assurance prenant en charge l'enlèvement de l'épave. « Depuis un an, nous menons aussi des contrôles sur le terrain pour vérifier les autorisations des embarcations », conclut Guillaume Sellier.
source: M. V. - var matin


