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Nicky
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Date du message : mercredi 27 janvier 2010 à 00h06
Mobilisation contre une fermeture de classe

Photo : Sonia Bonnin
Un rassemblement était organisé, hier après-midi, à la sortie des classes, devant l'école Marcel-Pagnol. À la rentrée prochaine, une classe est promise à la fermeture.
La pétition a déjà recueilli plus de 300 signatures. En deux jours, les parents d'élèves de l'école élémentaire Marcel-Pagnol ont organisé leur mouvement de protestation. Aux côtés des enseignants, ils refusent la fermeture d'une classe annoncée pour la rentrée 2010.
« Il en va de la qualité de l'éducation pour nos enfants », s'exclame Christine, maman d'une petite Manon scolarisée au CP. « Ils veulent fermer une classe, alors que les effectifs vont augmenter, cela n'a pas de sens », renchérit Laurence, dont le fils est en CE2.
Arrivée d'élèves en 2011
Ce que les parents redoutent, c'est une classe à double niveau et une augmentation des effectifs dans les classes. « Pour l'instant, l'école est sur des effectifs raisonnables, mais tant mieux ! », explique André Touvier, de la section seynoise du SNU-ipp. Une simulation a été réalisée à partir des inscriptions actuelles en maternelle. « En 2011, 50 enfants rentreront en CP. En 2012, ils seront plus de 70 », indiquent les parents dans leur tract.
Parmi les enseignants, le message est clair. « Nous savons que la classe supprimée en 2010 ne nous sera pas rendue en 2011 ». Avec la suppression d'une classe, « le poste de directeur perdra un quart de décharge, il y aura forcément une classe à double niveau, ça déstabilise l'école ».
La politique en toile de fond
Le sort de l'école Marcel-Pagnol n'est pas encore fixé. « Une réunion départementale à l'inspection académique devait trancher le 2 février, mais elle a été repoussée », ironise André Touvier. « La raison inavouable, c'est les élections régionales. Vous comprenez, il ne faut pas brouiller le message », se désole le syndicaliste. « En fait, ils ont honte de leur politique de casse, ils ne l'assument même pas ».
Deux élus seynois étaient présents hier devant l'école. L'adjointe Christine Sempéré enfonce le clou. « Il faut le dire clairement. La politique de suppression de postes annoncée par le gouvernement se traduit par des fermetures de classes ».
source: Sonia Bonnin - var matin


