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sagamore
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Date du message : lundi 10 mai 2010 à 00h38
Le mois dernier, pendant le conflit chez Poly Implant Prothèses à la Seyne sur mer, un journaliste de Direct 8 a été autorisé par les salariés de l' entreprise à filmer et réaliser un reportage. Pendant une semaine, il a été immergé nuit et jour parmi les salariés qui occupaient l' usine. La diffusion sur la chaîne est programmée lundi prochain.
Les représentants de la CGT (UD et UL) ont toujours refusé d' être filmés.
Nous craignions que le reportage fasse dans le sensationnel en traitant essentiellement de la forme d' action (Menaces de faire sauter l' usine) et des défauts de fabrication (enquête judiciaire en cours) plutôt que de traiter de l' essentiel, c' est à dire la disparition d' une des plus grosses entreprises industrielles du département, pillée par des patrons voyous qui ont laissé en plan 120 salariés après avoir bénéficié des exonérations fiscales liées à la Zone Franche.
Le sujet traitera t-il de l' attitude du grand patronat, de l' impuissance des pouvoirs publics face à ce nouveau séisme social, du laxisme des autorités sanitaires, des limites des dispositifs "d' accompagnement" des salariés aujourd'hui au chômage, et du rôle des organisations syndicales dans ce type de conflit ?
A lire le commentaire (voir ci-dessous) publiée par la chaîne pour annoncer le reportage, nous sommes en droit d' en douter...
"Lundi 10 Mai à 20 h 40 sur Direct 8
La silicone qui fait couler l' usine
A la Seyne-sur-Mer, les employés de Poly Implant Prothèses sont prêts à faire sauter leur usine pour faire entendre leur voix. Leur entreprise fabriquait des prothèses destinées à la chirurgie réparatrice. De nombreuses plaintes ont pointé des défauts de fabrication."
Pour le secrétariat de l' Union Locale CGT de la Seyne sur Mer
Plus tu pedales moins fort, moins tu avances plus vite !!
Nicky
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Date du message : lundi 10 mai 2010 à 00h18
Enquête inédite: Lundi 10 Mai 2010

Direct 8 - Lundi 10 Mai 2010 - à 20H40
RÉSUMÉ
Au sommaire : «Un monastère contre la drogue». Pour eux, c'est la dernière solution pour sortir des drogues dures. - «La silicone qui fait couler l'usine». A la Seyne sur mer, les employés de Poly Implant Prothèses sont prêts à tout. Même à faire sauter leur usine pour faire entendre leurs voix. Depuis maintenant plusieurs semaines, ils font le siège de leur entreprise, et campent dans les bureaux. - «Filières foot : les rêves brisés». Devenir une star du football, c'est le seul espoir de milliers de garçons en Afrique. Dès le plus jeunes âges, ils s'entraînent sur un bout de terrain dans l'espoir de chausser, un jour, les crampons dans les grands clubs européens...
sagamore
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Date du message : mercredi 21 avril 2010 à 19h47
Un communiqué de l'Union Départementale CGT du Var sur le conflit en cours :
Cliquez ici
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Nicky
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Date du message : mercredi 21 avril 2010 à 03h38
PIP : les propositions du préfet

Photo Christian Talon
Dépités, écœurés, en colère, une quarantaine de salariés de Poly-Implant-Prothèse (PIP), à La Seyne, ont manifesté, hier, devant les grilles de la préfecture du Var. Pendant plus d’une heure, des représentants des employés licenciés ont dialogué avec Hugues Parant, préfet du Var, ses collaborateurs et Me Laure, le mandataire judiciaire en charge de la liquidation de la société.
« Apparemment, ils (les services de l’État) débloquent des choses qu’ils ne débloquent jamais », a expliqué, porte-voix en main, Karim Gheniou, un ex de l’entreprise. Mais face à lui, ses camarades de galère s’inquiètent. Trépignent. Tournent parfois le dos. « On a quitté les lieux (1) et quels gestes les pouvoirs publics ont-ils fait ? Rien n’a évolué depuis la semaine dernière. »
Priorité à la formation des personnels licenciés
Un statu quo ? Pas vraiment, relève le préfet qui souhaite aller de l’avant. « Parler du passé ne sert à rien. Nous sommes là pour les accompagner dans une situation difficile. » Et d’évoquer la création, dès hier, de la cellule de reclassement à Ollioules pour les 120 personnes privées de travail depuis le 30 mars. À partir de mercredi, tous les salariés seront reçus et un référent a été désigné au niveau de la direction du travail. Sur la perte de revenus, des alternatives ont été trouvées. « Jusqu’en juin, les revenus seront assurés. » Sans écarter une (hypothétique) reprise de l’entreprise, l’État mise sur la formation.
« 250 000 euros sont mis sur la table par l’État, 200 000 euros par l’Agefos PME (organisme de formation, Ndlr) », souligne M. Parant. Au passage, il s’interroge sur l’implication (ou pas) du conseil régional. « J’espère que les élus régionaux suivront l’effort de l’État. La formation : c’est de leur compétence ! »
1. Les salariés ont occupé les locaux en fin de semaine dernière.
source: P.P. - var matin
Nicky
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Date du message : lundi 19 avril 2010 à 10h36
PIP : le mauvais film Seynois

Entre catastrophe sociale et scandale sanitaire, l’entreprise suscite de nombreuses interrogations. Une enquête est ouverte. (Photo V.M)
L’affaire Poly-Implant-Prothèse n’a pas fini de faire des vagues. Catastrophe sociale avec le licenciement brutal de 120 personnes, scandale sanitaire avec le mensonge sur la conformité du silicone utilisé pour la fabrication des prothèses mammaires.
De nombreuses femmes vivent aujourd’hui dans l’angoisse d’un risque de rupture aggravé, tel qu’il a été constaté ces dernières années (deux fois plus d’incidents).
Tout s’est précipité à la fin du mois dernier avec le coup de grâce infligé aux salariés par le tribunal de commerce, et les révélations presque simultanées de l’Afssaps (1) qui a interdit l’utilisation et la commercialisation des « faux seins » PIP. Quelques jours auparavant, le pôle santé du parquet de Marseille avait discrètement ouvert une enquête préliminaire. Une hypothèse : les difficultés financières de PIP, sans les justifier, auraient pu motiver l’utilisation d’un produit bas de gamme.
Deux dirigeants auditionnés
Les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille ont entamé un travail de longue haleine.
Quels sont les lots concernés par le « faux » gel de silicone ? Combien de paires d’implants douteux à travers le monde ? Quelle est la nature, l’origine du produit utilisé ? Comment PIP a-t-elle pu déjouer des dispositifs de contrôle renforcés en 2003 ? Qui est responsable, qui paiera (2) ?
Autant de questions qui taraudent en premier lieu les patientes et les médecins. Leurs regards, et ceux des salariés qui réclament 15 000 euros d’indemnités, se tournent vers les autorités et les deux principaux dirigeants de PIP. Les deux hommes devaient être entendus la semaine dernière dans un lieu tenu secret (sans doute à Marseille), pour éviter le comité d’accueil d’employés qui s’était formé devant les locaux de la gendarmerie à Toulon.
1. Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
2. Plusieurs patientes et les créanciers de PIP se sont rapprochés d’Allianz, l’assureur de PIP. Attention, pour les lettres de créance, la date limite d’envoi est légalement fixée au 30 mai.
source: var matin
sagamore
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Date du message : dimanche 18 avril 2010 à 23h06
La fin d' l'occupation : déclaration du représentant du personnel - interview d'un salarié
Poly Implant Prothese La Seyne
envoyé par ulcgtlaseyne. - L'actualité du moment en vidéo.
voir la vidéo sur le site de la CGT: Cliquez ici
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Nicky
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Date du message : samedi 17 avril 2010 à 16h18
Les salariés mettent fin à l'occupation de l'usine

AFP/Archives/Anne-Christine Poujoulat
Les salariés du fabricant de prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP) à La Seyne-sur-Mer (Var), en liquidation judiciaire et soupçonné de fraude, ont mis fin samedi à une semaine d'occupation de leur usine qu'ils menaçaient d'incendier, a-t-on appris auprès du délégué du personnel.
Réunis en assemblée générale, une majorité d'entre eux ont voté la libération des locaux et la levée de la menace d'incendier l'usine. "Nous attendons maintenant que le préfet nous reçoive pour une nouvelle table ronde", a déclaré à l'AFP le délégué du personnel, Karim Gheniou.
"Il convient maintenant que la préfecture honore ses engagements, tant dans le délai de carence (avant le versement des indemnités de chômage, ndlr), qui devrait être ramené à un mois, que dans les procédures spécifiques de reclassement et de formation", a-t-il ajouté.
La décision des salariés est intervenue après plusieurs heures d'échanges avec la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRRECTE), chargée par le préfet du Var "d'une mission d'accompagnement et de pilotage".
Depuis huit jours, les quelque 120 salariés se relayaient sur le site pour obtenir "un fond d'urgence pour compenser le délai de carence de deux mois" à Pôle Emploi. Ils réclament également 10.000 à 15.000 euros d'indemnités par licenciement.
La société PIP, qui a été numéro trois mondial du secteur avant de connaître des difficultés financières, a été placée en liquidation judiciaire le 30 mars par le tribunal de commerce de Toulon, laissant sur le carreau 120 salariés.
Parallèlement, l'Agence des produits de santé (Afssaps) a retiré du marché des prothèses mammaires en gel de silicone de PIP, alertée par un taux de ruptures anormal. Une enquête a été ouverte au parquet de Marseille et des dizaines de plaintes ont déjà été déposées par des femmes porteuses de prothèses PIP. Une association, regroupant près de 200 d'entre elles, a été créée à Besançon.
source: AFP - lepoint.fr
Nicky
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Date du message : mercredi 14 avril 2010 à 00h09
Seyne sur mer : Les salariés ne décolèrent pas !

Feux de palette devant l'usine à la Seyne sur mer
Les salariés de Poly implant protheses (PIP) menacaient toujours hier matin de mettre le feu à leur usine . Placé sous les feux des projecteurs depuis la révélation fin mars d'une fraude sans précédent, le fabricant varois d'implants mammaires Poly Implant Prothèse, en liquidation judiciaire, fait aujourd'hui l'actualité sociale, ses 120 salariés menaçant de brûler l'usine.
L'affaire est partie de la décision, le 30 mars, par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), de retirer du marché les prothèses de la société PIP, implantée à La Seyne-sur-Mer (Var).
En cause: un taux de ruptures anormal, "de l'ordre du double en terme de fréquence" comparé aux autres fabricants, sachant que les implants ont habituellement une durée de vie d'une dizaine d'années. Selon les éléments recueillis sur le site, PIP utilisait un gel de silicone différent de celui qui avait été déclaré.
Le même jour, le tribunal de commerce de Toulon prononçait la liquidation judiciaire de l'entreprise. Fondée en 1991, celle-ci a occupé le rang de numéro trois mondial jusqu'au milieu des années 2000 avant d'entamer un lent déclin. En 2008, la situation s'aggrave, les ventes fléchissent et de lourdes pertes sont enregistrées. Avant même la révélation de l'affaire, une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de Marseille pour "tromperie sur les qualités substantielles du produit, publicité mensongère, faux et usage de faux et mise en danger de la vie d'autrui".
Les enquêteurs se demandent notamment si, pour faire face à ses difficultés financières, PIP n'a pas cherché à "réduire les coûts de revient du gel", selon le procureur-adjoint de la République Michel Raffin, joint par l'AFP. En France, sur les 500.000 porteuses de prothèses mammaires, environ 30.000 femmes sont potentiellement concernées. A l'étranger, où PIP expédiait 90% de sa marchandise, leur nombre pourrait être bien plus important.
A La Seyne-sur-Mer, les salariés, qui accusent la direction, aujourd'hui injoignable,de "mauvaise gestion", ne décolèrent pas. Ils occupent leur usine depuis vendredi soir, se relayant autour d'un feu de pneus et de palettes.
Malgré quelques avancées lors d'une réunion lundi à la Préfecture, ils menaçaient toujours aujourd'hui de brûler leur entreprise si leurs revendications n'étaient pas entendues: le déblocage d'un fonds d'urgence et le versement d'indemnités de 10.000 à 15.000 euros par licenciement.
Ils gardent encore l'espoir d'un éventuel rachat de l'entreprise, mais "si ça repart, ils ne reprendront pas tout le monde", s'inquiètent des employées, mine grave.
source: france3.fr
Nicky
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Date du message : mardi 13 avril 2010 à 11h55
Philippe Mignoni principal soutien des salariés de « PIP »

L'adjoint aux affaires économiques Philippe Mignoni (PCF) a suivi de très près le conflit des salariés de Poly Implant Prothèse (aux Playes). Après les avoir reçus une première fois à l'hôtel de ville le 2 avril, il était aux côtés du conseiller régional Robert Alfonsi (PS) lors d'une nouvelle entrevue en mairie, vendredi dernier. Ce soir-là, lorsque les salariés décident d'occuper l'usine, Philippe Mignoni passera la nuit sur place pour les soutenir. Il sera relayé le lendemain par l'adjointe à la solidarité, Solange Andrieu (PCF).
Robert Alfonsi jette en pâture les « charognards »
Lors de son entrevue avec les salariés de « PIP », vendredi dernier, le conseiller régional Robert Alfonsi a mis les pieds dans le plat : « Je ne fais pas le tour des entreprises qui ferment comme certains dont c'est devenu le métier. C'est de la démagogie, et c'est être charognard. Ils se font bien mousser sur le malheur des autres devant les caméras... ». Le soir même, Philippe Mignoni avec qui Robert Alfonsi avait reçu les « PIP », passait la nuit dans l'entreprise aux côtés des salariés. On n'ose croire que c'est par démagogie.
« PIP » : un élu « déterminant »
Confidence d'une ex-PIP rencontrée le week-end dernier dans l'usine occupée : « dans les choix de l'action, la rencontre avec Robert Alfonsi, vendredi dernier, a été déterminante. » « Vous êtes bien gentils d'envoyer une lettre au préfet, avait lancé le conseiller régional à la délégation. Je n'ai pas à vous dire quoi faire, mais dans une vie antérieure, quand j'étais syndicaliste, quand un problème aussi grave intervenait, on lui demandait pas un rendez-vous par lettre : nous y allions tous ensemble et demandions à être reçus ! »
source: var matin
Nicky
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Date du message : lundi 12 avril 2010 à 07h49
État de siège au sein de l'usine Poly Implant Prothèse

Devant le portail de l'usine Poly implant prothèse (PIP) de La Seyne-sur-Mer (Var), une montagne de rebut de prothèses mammaires et des palettes de pneus en feu accueillent le visiteur. Derrière, « plusieurs fûts remplis de produits chimiques prêts à sauter ». Eric Mariaccia, délégué syndical CFDT, joint hier par 20 Minutes a prévenu : la vingtaine de salariés qui campe sur le site depuis maintenant trois nuits « ira jusqu'au bout ».
Le scandale des prothèses PIP, élaborées avec un gel inadapté, avait levé le voile sur la situation des patientes porteuses de ces implants à la qualité contestable, fabriquées par le leader français du secteur. La liquidation judiciaire de l'entreprise prononcée le 30 mars par le tribunal de commerce de Toulon a, elle, laissé 120 employés sur le carreau.
Des salariés « abandonnés par les pouvoirs publics », qui réclament la mise en place d'un médiateur, et « des indemnités décentes, fixées entre 10 000 et 15 000 € ». Ils demandent aussi à voir le préfet, « la seule personne, selon Eric Mariaccia, habilitée à débloquer des fonds d'urgence » pour pallier la carence de deux mois imposée par Pôle emploi.
Une table ronde est prévue aujourd'hui à la préfecture, mais le syndicaliste prévient : « On ne veut pas être pris pour des imbéciles. On veut voir le préfet et pas un de ses sous-fifres, sinon, on ne bougera pas. »
source: Ingrid Gallou - 20minutes.fr



