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Nicky
webmaster

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Date du message : vendredi 25 novembre 2011 à 14h23


« Pour faire davantage de bénéfices… »


Poly Implant Prothese (PIP) a été créée en 1991 par Jean-Claude Mas, un patron local. L’entreprise varoise se place sur un créneau très porteur.

PIP, au fil des ans, devient la troisième société d’implants mammaires mondiale. Implantée sur une ZAC de La Seyne-sur-Mer, ce qui lui permet de bénéficier des avantages liés à une zone franche, l’entreprise compte jusqu’à 120 salariés et exporte 90 % de sa production, notamment en Grande-Bretagne, en Espagne et en Amérique du Sud.

Tout n’est pourtant pas aussi rose. Un fonds de pension américain a débarqué, en 2003, a placé ses hommes, et certaines difficultés financières se font jour, suite notamment à un nombre de rupture important de poches mammaires.

« Pour faire davantage de bénéfice, PIP a en effet changé son procédé de fabrication et a ainsi accéléré la confection des prothèses », explique Marc Louis, secrétaire de l’Union locale CGT de La Seyne-sur-Mer. « Mais ils n’ont pas tenu compte de ce défaut de fabrication au niveau de la fermeture de la poche avec une pastille. Par ailleurs, il y avait ce problème de gel ». Un gel industriel non conforme qui était caché lors des visites des autorités sanitaires et qui n’a donc jamais été validé…

« Cette boîte faisait des profits très importants mais ses salariés étaient plutôt pauvres », poursuit Marc Louis qui ajoute qu’il va falloir « établir les différents niveaux de responsabilité des dirigeants ».

La liquidation judiciaire sera prononcée en mars 2010.

C’est à ce même moment que le procureur de Marseille Jacques Dallest va lancer une enquête préliminaire. Clôturée cet été, cette dernière va déboucher sur un premier procès prévu avant juin 2012 pour « tromperie aggravée ». « Le magistrat nous a aussi dit qu’il allait demander l’ouverture d’une information judiciaire confiée à deux juges du pôle de santé publique de Marseille », explique Me Philippe Courtois, l’avocat de l’association PPP. Les premières mises en examen devraient donc bientôt survenir. Cette instruction sera menée pour blessures involontaires, publicité mensongère et mise en danger de la vue d’autrui. Et peut-être même, maintenant, pour homicide involontaire. A ce jour, 1.400 plaintes ont été déposées. On estime en France à 30.000 le nombre de femmes porteuses d’implants PIP.

Les salariés, pour une grande majorité, sont allés aux prud’hommes, afin de contester leur licenciement économique. Ils estiment que « la direction a commis des fautes graves ». Premières audiences prévues pour en début d’année 2012.

Dernier mot pour Marc Louis : « Des patrons-voyous ? Oui. En fait, ils n’ont jamais fait valider leur concept ».
source: Eric NICOLAS - www.estrepublicain.fr

... cordialement ... Nicky ...

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