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Nicky
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Date du message : mercredi 2 janvier 2013 à 11h57


Le resto d'insertion "Le Petit Prince" remonte la pente à La Seyne


Après une période difficile, l'équipe du Petit Prince reprend du poil de la bête. Les comptes se sont améliorés et la directrice, Najet Benzohra (à droite) a pu repasser ses cinq salariés à temps complet (photo: Eric Estrade)
L’entreprise d’insertion avait dû mettre ses salariés au chômage partiel. Un sursaut de solidarité et un recadrage dans la gestion lui permettent de sortir la tête de l’eau

Lorsque, cet été, nous l'avions croisée, Najet Benzohra, la directrice du restaurant d'insertion Le Petit Prince, avait les larmes aux yeux. Aujourd'hui, elle a retrouvé le sourire. Au bord du gouffre il y a quelques mois, la structure qu'elle dirige remonte doucement mais sûrement la pente.

En avril dernier, Najet Benzohra tirait la sonnette d'alarme : son activité était en baisse, et les comptes des restaurants d'insertion de Toulon et La Seyne, ainsi que la boulangerie du quartier Berthe, étaient dans le rouge.

Il faut dire que Le Petit Prince avait engagé des investissements pour le restaurant de Toulon, ouvert en 2011, comptant sur une subvention de 150 000 euros du Feder (1) qui n'a pas été versée.

Lutter face aux difficultés

Résultat : avec un déficit de 83 000 euros pour les trois structures - dont 63 000 euros pour le restaurant de Toulon -, Najet Benzohra avait dû se résoudre à mettre ses salariés au chômage partiel et à se séparer de deux postes en insertion.

En interne, Le Petit Prince a remué ciel et terre pour s'en sortir. « Il y a eu un sursaut de solidarité. Et puis, on a réussi à capter de nouveaux marchés auprès de la mairie, des centres de vacances... Nous sommes, par exemple, en train de négocier avec une structure pour le portage des repas...», souligne Najet Benzohra. À Toulon, le restaurant trouve sa clientèle.

Les comptes s'améliorent

L'activité du Petit Prince a ainsi repris du souffle, et les comptes se sont nettement améliorés. « On a ramené le déficit à 2000 euros », précise la directrice. Les partenaires institutionnels se sont aussi mis en branle pour examiner le dossier et aider l'entreprise d'insertion. « L'implication du maire et du préfet nous a facilité les choses », explique Najet Benzohra.

La subvention demandée au Feder est aujourd'hui en bonne voie : TPM a voté, le 17 décembre dernier, environ 150 000 euros pour Le Petit Prince. « On attend maintenant que cela soit validé au contrôle de légalité », souligne-t-elle.

Les cinq salariés du Petit Prince et de la boulangerie ont pu reprendre leur activité à temps complet, en octobre dernier. Et Najet Benzohra a désormais bon espoir de pouvoir réembaucher les deux postes en insertion dont elle avait dû se séparer.

1. Fonds européen de développement régional
source: Marielle Valmalette - var matin