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Nicky
webmaster

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Date du message : mardi 23 juillet 2013 à 09h58


Alerte Canicule: La Préfecture a opté pour un « Passage au Niveau 2 »


Var : « L’anticipation » fait largement reculer le risque de mortalité ... Fortes chaleurs. La préfecture du Var a opté pour un « passage au niveau 2 » : pas un seuil d’alerte canicule, mais une sensibilisation à l’adresse des plus fragiles

Oui il fait chaud, le thermomètre affiche des températures, d’après Météo France, un peu au-dessus des normales saisonnières. Mais rien de bien étonnant finalement pour un 23 juillet en Provence. Pour autant la préfecture du Var a opté vendredi dernier pour un « passage au niveau 2 du plan départemental canicule », celui qui équivaut à « un avertissement chaleur ».Il s’agit en fait de remettre l’accent sur les recommandations, après la campagne d’informations lancée, comme chaque début d’été, avec la mise en place du niveau 1, le niveau de veille saisonnière.

Toutefois, insiste Florian Franke, épidémiologiste de la Cire Sud*, « nous ne sommes en aucun cas dans la configuration d’une alerte canicule », celle-ci correspondant au niveau 3 sur une échelle qui en comprend désormais quatre. Le dispositif canicule est en effet calqué sur les niveaux de vigilance météo (vert, jaune, orange, rouge). Et pour l’heure, selon le spécialiste, rien n’indique que le niveau « orange » pourrait être activé dans les jours qui viennent.

Dans le Var, il faudrait que les minimales ne descendent pas en deçà de 23 degrés, les maximales de 35 degrés, en moyenne durant trois jours au moins. Sachant que d’autres facteurs (pollution, sécheresse...) sont également considérés.

Référence en terme de niveau d’alerte, le seuil de 2003 n’a été atteint qu’en 2006 (et en 2009 dans le Vaucluse pour la région Paca). Toutefois, « l’anticipation », les campagnes d’information, les mesures se prévention… et par conséquent « les changements de comportement » ont bel et bien éloigné, comme le souligne Florian Franke, le spectre de « la tragédie de 2003 ».

Évidemment, précise-t-il, « le risque zéro n’existe pas ». Mais tout un panel « d’indicateurs de mesures objectives de l’impact éventuel de mortalité » montrent que celui-ci a fortement diminué.

« Quand il commence à faire chaud, explique-t-il, on voit clairement que l’activité des urgences, des établissements médico-sociaux, etc. augmente. Mais des études menées par l’Inserm** et l’IVS sanitaire ont montré, que le risque de mortalité était trois fois moins important qu’avant la mise en place du plan canicule. »
source: Laurence Artaud - la marseillaise