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Nicky
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Date du message : mardi 2 décembre 2014 à 13h08
L'IPFM de La Seyne s'ouvre à l'aéronautique ...

Le métier d'ajusteur-monteur en aéronautique demande une grande précision. Les élèves qui participent à cette formation qualifiante à l'IPFM sont des demandeurs d'emploi triés sur le volet. Selon Christian Confortini, ils n'auront pas de mal à retrouver du travail, car le secteur recrute (photo: Dominique Leriche)
L'Institut de promotion et de formation aux métiers de la mer (IPFM) poursuit son développement. Il a ouvert une filière d'ajusteurs monteurs de structures aéronefs, un métier qui ne connaît pas la crise
L'établissement, qui compte actuellement 460 apprentis et 300 élèves en formation continue, a pris un virage important en 2013, en diversifiant ses formations. En plus des métiers liés à la pêche et au nautisme, du pôle de mécanique automobile, de l'électronique, l'IPFM s'est vu confier les formations sur les « soins à la personne » (coiffure, esthétique), suite à la fermeture du centre des apprentis de Hyères.
L'année dernière aussi, l'IPFM a noué un partenariat important avec le groupe Derichebourg (aéronautique, intérim et formation) - un des plus gros fournisseurs de main-d'œuvre du secteur - et l'association ACM2, pour lancer une section « ajusteur-monteur structures aéronefs ». Il n'en existait pas jusqu'ici en région Paca, la plus proche étant celle dispensée par Derichebourg Formation à Toulouse.
En 2013, cette formation avait accueilli dix stagiaires, sur deux mois (juillet et août). Cette année, elle se déroule sur cinq mois et concerne douze adultes, varois et bucco-rhôdaniens. Tous étaient demandeurs d'emploi, leur formation est financée par la Région (via le Programme régional de formation).
« Un milieu très exigeant »
Martial Cote est le professeur qui enseigne dans cette jeune section. « Il est formateur chez Derichebourg, et vient de Toulouse, précise le directeur de l'IPFM, Christian Confortini. Pour cette formation, il nous a aussi fallu acheter du matériel spécifique afin que les élèves apprennent à monter les carlingues des avions et hélicoptères. C'est une filière de haute technicité ».
De fait, le métier d'ajusteur-monteur demande une grande précision. « Je leur apprends à travailler sur tout ce qui est structure d'un avion, les fixations, hélices, etc. Le milieu de l'aéronautique est très exigeant. Il faut des gens sérieux, consciencieux et rigoureux. », explique Martial Cote.
Les candidats à la formation ont été triés sur le volet. Ils ont passé des tests et ont été choisis en fonction de leur motivation.
« Un secteur qui recrute »
Les élèves effectueront 500 heures de cours, et deux stages de trois semaines, dont l'un à Eurocopter (Marignane).
Une fois leur certificat de qualification professionnelle de métallurgie (CQPM) en poche, ils n'auront pas de mal à trouver un emploi.
« Le secteur recrute», confirme Martial Cote. « Cette formation répond à un réel besoin économique du territoire et des entreprises. Eurocopteur et EADS pour ne citer qu'eux, cherchent de la main-d'œuvre qualifiée. Les stagiaires sont déjà quasi-embauchés avant même d'avoir fini leur formation. L'année dernière, 99 % des gens qui ont suivi cette formation ont trouvé du travail », assure le directeur de l'IPFM ... Par les temps qui courent, c'est une bonne nouvelle.
source: Marielle Valmalette - var matin


