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Posté le 17/04/2008 à 00h36 par Nicky
La Seyne: Impôts, comme un air de déjà-vu
résignation Une fois passé le choc de l'annonce, les Seynois font leurs calculs
La décision de la municipalité fait beaucoup parler sur le cours Louis-Blanc et ailleurs. Entre résignation, compréhension ou indignation, chacun y va de son petit laïus.- Photo: Rina Uzan
Votée à contrecoeur ou par obligation, la hausse des taux des trois contributions directes locales entérinée lundi, fait débat en ville. Ces témoignages recueillis place Laïk et sur le cours Louis Blanc en sont le reflet. S'y retrouvent pêle-mêle grogne, désillusion, surprise, et même compréhension. Les Seynois ont malheureusement l'habitude.
« Vu l'héritage laissé par l'ancienne municipalité et afin de rétablir les finances il fallait bien prendre l'argent quelque part. Je suis propriétaire d'une maison et j'ai déjà calculé que l'augmentation annuelle qui me concerne se situera entre 250 et 300 euros. De toute façon, nous sommes toujours des vaches à lait » explique Jean-Pierre, retraité du ministère de la Défense.
C'est un peu un discours similaire que tient Louis, retraité des Chantiers. « S'il n'y avait pas eu cette augmentation d'impôts, c'était la mise sous tutelle. Et puis, les 10 % de hausse sont réparties sur trois taxes. Tout le monde ne les règle pas. Moi, par exemple j'habite en HLM et je ne paie que la taxe d'habitation. » Il poursuit « Au lieu de planter des palmiers et du béton on aurait déjà mieux fait de récupérer à La Seyne le pôle de réparation de grande plaisance parti à Saint-Mandrier. » L'ancien de la Navale pousse plus loin son raisonnement. Il évoque le futur port de plaisance. « Vu les tarifs pratiqués, il n'y aura guère de Seynois qui pourront amarrer leur bateau. » Quant à l'hôtel en construction : « Qui va le remplir ? Si je suis riche, je ne viens pas à La Seyne. »
Louis regrette toutefois qu'entre l'élection du 16 mars et l'annonce faite en conseil municipal de la hausse des impôts, la nouvelle municipalité aurait pu commencer à en parler.
Expectative
Quelques mètres plus haut sur le marché provençal, Laurence, enseignante découvre cette augmentation. « Je trouve que c'est beaucoup, d'autant que peut-être, d'autres solutions auraient pu être envisagées. Maintenant, il faudra voir s'il y aura des compensations pour la ville. »
En grande discussion avec une revendeuse, Danièle et Éliane sont deux copines natives de La Seyne ou elles résident toujours. La première est bouchère à La Garde. « Mon mari perçoit une petite retraite. Ces augmentations ne m'arrangent pas du tout, d'autant que locataire, je dois verser un gros loyer. Au rythme de celles-ci, alors que je devais prendre ma retraite l'an prochain, j'envisage de continuer à travailler. Il y a eu beaucoup de constructions ces dernières années sur la commune et je pense que les acheteurs dont la plupart vont louer leur appartement, seront moins pénalisés que les vieux seynois. »
Éliane employée municipale, partage l'avis de son amie. Elle aussi est locataire, son mari en retraite. Elle n'aimerait toutefois pas « payer pour les autres ». « La ville est trop endettée. Le maire et son équipe n'ont pu certainement faire autrement », essaie t'elle de se convaincre.
source: Ch. P. - Var Matin
...cordialement...Nicky...

