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Posté le 19/06/2008 à 09h40 par Nicky

La Seyne: Stéphane Morel a largué les amarres, hier en kayak


Photo : D. L.
Maryse est au bord de l'eau et ronge son frein. « ça ne me plaît pas trop. Mais je n'ai pas le choix. Alors, je préfère ne pas y penser ». Maryse, est la maman de Stéphane Morel, cet enseignant de tous les défis qui, hier, a largué les amarres depuis Saint-Elme pour, dans un premier temps, Port Cros, puis la Corse et enfin la Sardaigne. « C'est un fou » s'exclame l'un de ses amis venus pourtant l'encourager avant son départ, hier matin. Quant à Maryse, elle n'a pas bougé d'un pouce. Elle est toujours là, debout sur le sable, la main posée sur une joue, a se morfondre « Certes, je suis préparé depuis septembre 2007, date à laquelle Stéph a décidé de se lancer dans cette folle aventure, mais je n'arrive pas à m'y faire ».

Il plaisante avec ses amis

Le départ est imminent. Engoncé dans son kayak, Stéphane voit défiler ses amis un à un pour le saluer. L'aventurier plaisante. « C'est le moment ». Les deux mains dans l'eau, la pagaie posée devant lui, juste à côté d'un sac à provisions (trois jours de bouffe, selon sa maman), Stéph, a le sourire. Il écoute un de se potes. Il répond. « Dans quelques heures j'aurai mal partout. La position allongée n'est pas recommandée pour la circulation du sang. Tu as mal aux jambes quand tu débarques ». D'autres amis se précipitent pour l'encourager. Le départ n'est plus qu'une question de minutes. « Je compte arriver à Port Cros avant la nuit. Demain (lisez aujourd'hui) je pourrais rallier la Corse sans escale ». Steph scrute la météo. Une légère brise souffle dans le petit port de Saint-Elme. « Il va falloir y aller. C'est l'heure ». Stéphane donne un tour complet à son embarcation. Il est 9 h 30. Il commence à pagayer en attendant deux kayakistes qui vont l'escorter quelque mille nautiques. C'est parti, Stéphane Morel contourne la digue du port de Saint-Elme. Dans un dernier élan, Maryse et ses amis foncent pour apercevoir, une dernière fois, le héros.... Il s'éloigne, escorté par le voilier de son père. On l'aperçoit encore. Minuscule au fur et à mesure de son éloignement de la cote. « C'est un point blanc (ndlr, à cause de son drapeau blanc qui flotte à l'arrière de son kayak) que l'on perçoit à peine » lance un ami. Un petit point blanc qui finit par disparaître au large. Stéphane Morel est au milieu de la Méditerranée. Puis il disparaît définitivement. L'aventure, la vraie, commence pour lui. Bon vent Stéph.
source: Michel Pasquini - Var Matin

...cordialement...Nicky...

Posté le 23/06/2008 à 09h30 par Nicky

La Seyne - Défi méditerranéen : Stéphane Morel a atteint Calvi


Photo : D.R.- Parti mercredi dernier depuis la base nautique de Saint-Elme, le jeune Seynois a atteint Calvi, première étape de son périple, non sans mal.
Parti mercredi dernier de la base nautique de St-Elme, Stéphane Morel s'était lancé dans un « défi méditerranéen » : rallier la Corse puis la Sardaigne en kayak. « La première partie de ma traversée (La Seyne/mer - Port-Cros) s'est très bien passée : mer peu agitée, sans vent, j'ai mis 6 h, les sensations étaient très bonnes. J'ai tenu un très bon rythme sans pour autant me fatiguer pour le lendemain » confie-t-il.

Parti le lendemain matin à 4 h 30, le jeune aventurier seynois a dû surmonter une mer défavorable, crampes et contractures musculaires avant d'apercevoir, sur les coups de 19 h, les montagnes corses. « Mais il restait encore 11 h pagayer... »

Vers 22 h, le vent se lève et monte, jusqu'à souffler à 22 noeuds (40 km/h), la mer est agitée à forte. « Sur le bateau mon père, inquiet, me surveille sans cesse. Vers minuit, premier gros coup de fatigue qui va durer 1 h. Je repars en maintenant mon rythme de 7.2 km/h. Vers 6 h, la mer est toujours aussi formée et alors que je suis à moins de deux heures de Calvi, je craque, complètement épuisé (...) »

L'aventurier décide de faire une pause à bord du bateau qui, bien entendu, avait jeté l'ancre... Quand le kayak s'est retourné. « Impossible de remonter sur kayak rempli d'eau, dans une telle mer. » C'est à bord du bateau accompagnateur que Stéphane Morel franchit le port de Calvi. Complètement épuisé, le moral à zéro. Mais l'aventurier ne renonce pas pour autant : « je me suis reposé quelques heures, et suis reparti en kayak du port de Calvi, jusqu'à environ l'endroit où j'étais tombé le matin, et je reviens au port. Maintenant je peux dire que j'ai fait la traversée Toulon-Calvi et je peux passer à la suite. Les puristes diront que c'est n'importe quoi mais... Comme quoi, quand on veut, on finit par y arriver. »
source: Var Matin

...cordialement...Nicky...