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Posté le 17/07/2008 à 10h23 par Nicky
Des vacances à La Seyne entre collègues pour oublier le boulot
Dans les centres de la police nationale et de la RATP qui affichent complets tous les étés, la proximité professionnelle favorise le contact entre résidants

Photo : Magali Ruffato - Un petit coin de paradis... Pour employé(e) s de la RATP seulement ! Le village de vacances situé à proximité du fort Napoléon affiche complet tout l'été.
« On ne parle pas boulot ! » Dans la bouche de Véronique, cette phrase sonne comme un soulagement. Au camping des Pins, le centre de vacances de la police nationale à Fabregas, si la population a en commun son appartenance aux forces de l'ordre, cela ne constitue pas pour autant un sujet de conversation.
Au contraire : « On est en vacances, on parle détente, plage, et très peu de travail. Parfois quelques souvenirs... » poursuit Alain. Cet habitué des lieux, retraité, en est à sa quinzième année au camping des Pins. « Le cadre est idéal, le climat est fantastique. On est à deux pas de la plage et on retrouve des collègues. Que demander de plus ? »
Solidarité à la RATP
Pourquoi pas des tarifs avantageux ? « Chaque vacancier est adhérent à l'Association nationale d'action sociale du ministère de l'Intérieur (Anas) et bénéficie de tarifs intéressants pour les séjours, explique Jean-Louis Kaiser, directeur du centre. Les bénéfices sont intégralement reversés à une oeuvre caritative, ce qui permet aux adhérents de rendre leur contribution déductible des impôts. » Il suffit donc d'être adhérent, pas forcément fonctionnaire de police...
À la différence du camping des Pins, le village de vacances de la RATP situé près du fort Napoléon se distingue par un système de solidarité dans la sélection des vacanciers. Si pour les policiers, les séjours n'ont pas de durée limitée dans le temps, les employés de la Régie autonome des transports parisiens ne peuvent rester dans leur centre paradisiaque plus de quinze jours. « Cela permet de faire un roulement, et ainsi de donner au plus grand nombre la possibilité de profiter du village », expose Jean-Michel Boned, directeur du centre. Ici, impossible de piquer une tête dans une des piscines sans avoir travaillé à la RATP. « Hors saison, il est possible d'accueillir des groupes sportifs ou culturels, mais c'est tout. » Les tarifs sont bas, et le sont d'autant plus si l'employé ne roule pas sur l'or. « C'est un système de solidarité mis en place par le comité d'entreprise. Des points sont attribués par rapport aux revenus, aux feuilles d'impôts », poursuit-il.
Le sourire aux lèvres
Mais dans l'un ou l'autre des centres, ce qui ne change pas, c'est le sourire des vacanciers : « C'est parfait, le soleil, le calme... C'est idéal ! » nous dit Karine à Tamaris, alors qu'à Fabregas, Odile se déclare « ravie ! » Le secret de cet engouement ? Un cadre exceptionnel (piscine à la RATP, mer à deux pas pour la Police), des animations distrayantes et des sorties à tarif avantageux (« Nous pouvons demander des tarifs groupes », observent de concerts les deux directeurs des établissements). Et quid de l'aspect « collègues » ? « Certains arrivent à plusieurs familles, d'autres sont isolés. Mais une fois ici, ils savent qu'ils ont un point commun, et cela facilite les échanges », conclut Jean-Michel. « On retrouve des collègues qu'on avait perdus de vue ! » s'exclame Edgard. Plus fort que Copains d'Avants (1) !
(1) Site Internet qui permet de retrouver le contact d'anciens collègues scolaires et professionnels.
source: Var Matin
...cordialement...Nicky...

