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Posté le 01/09/2008 à 00h25 par Nicky

La Seyne à 2,4 km de plages qui coûtent cher mais rapportent le jackpot
bilan: Saint-Mandrier et La Seyne investissent 271 052 euros par an dans la gestion de 2 400 m de plages et bénéficient d'une manne de retombées économiques... indirectes


Les plages sont de véritables atouts pour les communes qui en possèdent. De Saint-Mandrier à la Seyne, les 2,4 km de littoral public génèrent d'importantes retombées économiques touristiques.
Le jackpot de l'or blanc. Les communes qui possèdent une frange littorale le gagnent à tous les coups. Encore faut-il miser sur un investissement conséquent. L'important budget qu'elles consacrent à leurs plages, plébiscitées de juin à septembre par des milliers d'estivants, atteste de la fiabilité de cette martingale estivale. Qui en douterait ? Bien sûr tirer le bilan strictement comptable en terme de recettes et de dépenses occulte celui des retombées indirectes. La plus grosse part du gâteau. Impossibles à chiffrer avec précision mais très importante, voire même vitale. Ainsi, de Saint-Mandrier à La Seyne, la gestion de 2 400 m de plages et de criques coûte environ 271 052€ aux deux communes et ne leur rapporte dans le même temps que 15 978€ de recettes directes seulement.

Surveillance et sécurité

Dans le détail, colonne dépenses, le poste le plus important est celui de la surveillance. Au terme d'une convention passée entre les communes et le Service départemental d'incendie et de secours (Sdiss) du Var, elle est assurée par 17 sapeurs-pompiers qui se relaient à compter du mois de juin dans huit postes de secours. Cette surveillance sera encore quotidienne jusqu'au 7 septembre sur les 2 100 m de plages de la Seyne qui dépense 81 438€ pour la sécurité de ses estivants. Elle était effective jusqu'à hier sur les 300 m de plages de Saint-Mandrier qui pour le même service investit 50 000€. Seconde dépense, celle consacrée à l'entretien et au nettoyage du littoral. Opération assurée été comme hiver à la Seyne pour un coût de 38 556€. La ville de Saint-Mandrier dépense, elle, onze fois moins dans cette opération évaluée à 3 000€. Somme correspondant aux salaires des deux employés saisonniers affectés au nettoyage. Autre budget obligatoire et conséquent : celui du balisage mis en place - par des prestataires privés - en début de saison. Bouées et corps-morts délimitent la bande dites des 300 mètres, des aires protectrices de baignade et des chenaux de passage. Coût, avec les aménagements divers : environ 30 000€ pour chacune des deux communes. Sécurité toujours, les analyses régulières de la qualité des eaux de baignade (80€ pièce) viennent encore grever le budget global de 22 080€. Enfin, des redevances sont versées à l'État, propriétaire du littoral qui le concède aux communes : 7 000e environ pour Saint-Mandrier ; 8 978€ pour La Seyne. Des dépenses que les maigres recettes générées par les redevances d'occupation du domaine public versées par le restaurant de plage de La Coudoulière (2 000€) à Saint-Mandrier et par son homologue de la plage de Mar-Vivo à La Seyne (5 137€) sont bien loin de combler. On l'a dit, les retombées sont ailleurs.
source: Jean-Marc Vincenti - Var Matin

...cordialement...Nicky...