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Posté le 07/11/2008 à 00h24 par Nicky
Pénurie de logements sociaux dans l'ouest-Var
enquête: Si quelques communes font des efforts, on est très loin des 20 % de logements sociaux, comme des objectifs triennaux du préfet

Photo : André Dupeyroux - La dernière résidence de logements sociaux livrés dans l'ouest-Var, les balcons de Pépiole, se trouvent... dans le quartier Berthe à La Seyne.
Près de 5 300 logements sociaux à La Seyne (60 000 habitants environ) contre moins de 2500, en tout, pour les neuf autres communes ouest-varoises soumises à la loi SRU (100 000 habitants environ). On est encore loin d'une offre diffuse et partagée équitablement.
Neuf communes sous la barre des 20 %
En matière de logement social, dans l'ouest-Var, quelques chiffres valent souvent mieux qu'un long discours... Sur les dix communes (1) de l'ouest-Var soumises au fameux article 55 loi SRU et ses 20 % de logements sociaux, neuf sont sous la barre des 10 %.
Selon la direction départementale de l'équipement, il manque 8 381 logements sociaux (2), en tout, sur le secteur, malgré La Seyne.
À Sanary, 41 logements sur les 243 prévus dans l'objectif triennal 2004-2007, 56 sur 328 à Six-Fours. Pire, zéro construction à Saint-Cyr, à Bandol et au Castellet pour la même période.
Derrière les chiffres, il y a la réalité du terrain. Celle des municipalités qui peinent à trouver le foncier, les terrains, les moyens, et parfois la motivation pour réaliser des logements sociaux. Et celle des familles qui galèrent pour trouver un toit dans cette région où l'héliotropisme fait gonfler le montant des loyers.
Au-delà des foyers en difficulté financière, les travailleurs, même avec un salaire décent, parviennent difficilement à habiter le secteur. « L'enjeu, c'est de loger les actifs, l'avenir du département », observe ainsi Caroline Gadou, sous-préfète au logement.
75 % de la population est éligible aux logements sociaux
Les actifs, mais aussi les retraités, les jeunes, les sans ressources, etc. Près de 75 % de la population varoise est éligible au logement social, un terme qui fait pourtant encore peur aujourd'hui. De nombreuses personnes y voient le spectre des grands ensembles de HLM construits en tours ou en barres dans les années 60, et de la cohorte de problèmes sociaux qui s'y sont accumulés.
Pour sortir de cette ghettoïsation, de ces cités entières exclusivement dévolues à ce type de logements, il est primordial - c'est l'esprit de la loi SRU - de diffuser l'offre en la répartissant équitablement sur les communes dites urbaines.
1. Bandol, Le Beausset, La Cadière, Le Castellet, Ollioules, Saint-Cyr, Sanary, Six-Fours, Saint-Mandrier et La Seyne.
2. Chiffres du dernier état du patrimoine locatif social, daté de 2007.
source: Philippe Zamari - Var Matin
...cordialement...Nicky...
Posté le 07/11/2008 à 13h35 par Giovannetti Henri
Pourquoi tant de logements sociaux dans notre ville et pourquoi tant de cités HLM.
Il ne faut pas avoir la mémoire courte et peut être apprendre à nos nouveaux seynois, coment les choses se sont passées.
Dans notre ville, qui avait souffert grandement des bombardements et de tant de destructions, il s'est avéré que dans les années 50...60, la population manquait de logements salubres.
La municipalité conduite par Toussaint Merle a alors porté tout ses efforts dans la voie de la constrution de nombreuses cités.
La Rouve, St Antoine et les grandes tours du Floréal, Berthe, Messidor, Fructidor .....etc
Ah qu'ils étaient beaux et clairs ces appartements, une salle de bain, !!! un garage à vélos, une cave.......C'était le paradis et les villes avoisinantes nous enviaient.
A La Seyne on savait s'occuper de la population, population qui vit venir vers elle tant de rapatriés d'AFN.
Qu'elles étaient belles ces cités nouvelles.
Moi, jeune marié j'avais trouvé un logement (après tant de recherches) dans la vieille ville où il n'y avait pas de SDB et avec les WC au RDC et qu'elle ne fut pas notre grande joie quand nous pûmes disposer d'un magnifique F3 au Floréal.
Ces cités sont décriées aujourd'hui par beaucoup et pourtant il ne faut pas oublier.
D'autres communes voisines n'ont pas eu le même courage que nos élus de l'époque et certaines même, refusent encore des logements sociaux, préférant payer la taxe.
L'exemple le plus frappant en France, est la commune de Neuilly.
Posté le 07/11/2008 à 18h25 par Giovannetti Henri
Lorqu'on a démoli des tours à La Seyne, moi je n'ai pas applaudi. Je les ai vu en construction à la grande satisfaction de bien des seynois. Je les ai vu grandir grâce à l'effort des élus de l'époque et j'y ai vécu et mes enfants y sont nés.
Plus tard elles ont été dégradées par certains locataires insouciants et on a dû les démolir.
Moi je n'ai pas applaudi........j'ai pleuré sur la bétise des gens et j'ai pensé à toutes ces personnes qui avaient oeuvré pour les bâtir.
s applaudi

