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Posté le 07/05/2009 à 00h12 par Nicky
Face aux crises, la « troisième voie » d'Europe écologie

Photo : Olivier Pastor
Michèle Rivasi déclarait sa joie d'être à la tête de cette liste « de la biodiversité, rassemblant des personnes qui ont la culture du terrain, qui y ont mené différents combats depuis des années. »
La liste Europe écologie, regroupant sous sa bannière les altermondialistes, associatifs environnementalistes et militants de l'écologie politique (1), a affiché mardi soir à la Bourse du travail toute sa volonté et sa détermination à mener le plus loin possible le combat électoral continental.
« L'Europe, c'est le bon échelon, expliquait ainsi Michèle Rivasi (lire ci-contre), celui qui résiste aux pressions nationales et aux poids des lobbys », citant entre autres le BTP, la téléphonie mobile ou le nucléaire. Les élus vantaient « les zones Natura 2000 », la directive cadre sur l'eau ou encore les normes de radioactivités comme « des avancées issues du Parlement européen. Les futures victoires sur les ondes électromagnétiques ou le suremballage industriel se feront aussi là-bas. »
L'exemple de la grippe A
L'écologie politique « s'inscrit dans une cohérence globale avec les volets sociaux ou économiques », estiment les membres et soutiens de la liste sud-est (2), « car les crises sont multiples et toutes liées les unes aux autres ». Et de prendre en exemple le virus H1N1, « qui trouve ses origines dans l'élevage intensif porcin, dans des conditions terribles avec le profit pour seul objectif. Nous combattons ceci depuis des années, et ce n'est pas un hasard si cette nouvelle grippe est née de ces dérives...»
La liste propose donc un « contrat écologiste » pour sortir de ces différentes crises en cours. « L'UMP et Nicolas Sarkozy veulent qu'on s'en sorte en faisant comme avant, en réinjectant des milliards dans le BTP, dans l'automobile et dans les autoroutes. Le PS veut relancer la consommation. Nous proposons une troisième voie, pour apporter une réponse collective, durable et solidaire. »
Bouclier social
Michèle Rivasi enfonçait ensuite le clou : « On ne créera pas d'emplois en injectant six milliards d'euros dans l'automobile. Cet argent aurait été mieux utilisé dans le ferroutage, dans le développement des énergies propres ou encore dans le soutien d'une agriculture bio locale. »
Au programme, notamment, la mise en place d'un bouclier social européen, instituant « un salaire minimal pour tous, et un salaire maximal de l'ordre de 30 000 e pour tous » est défendu vaillamment, comme « une énergie 100 % propre », la protection de la biodiversité, un « Bruxelles de l'emploi » sur la base de la conversion écologique et sociale ou encore la fin « réelle » des paradis fiscaux.
Tandis qu'ils trouvent chaque jour dans l'actualité de nouveaux arguments, les membres d'Europe écologie entendent bien convaincre un maximum d'électeurs de penser à eux dans l'isoloir, dans un mois jour pour jour.
Dénonciatrice du mensonge de Tchernobyl
Peu connue, l'adjointe au maire de Valence vice-présidente du conseil général de la Drôme, députée de 1997 à 2002, a pourtant à son actif un fait d'arme quasi-historique.
En effet, en 1986, elle fonde après la catastrophe de Tchernobyl le Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), qui sera le premier à dénoncer le mensonge sur le tristement célèbre « nuage radioactif qui se serait arrêté aux frontières françaises »...
« Jamais je n'aurais imaginé qu'on puisse ainsi mentir sur un tel sujet, avoue-t-elle. Il aura tout de même fallu rassembler 450 plaintes - et combien de victimes? - pour que ça bouge... Alors aujourd'hui, quand on prétend que les ondes électromégnétiques, notamment liées à la téléphonie mobile, sont sans danger, je doute... » Michèle Rivasi mène ainsi un nouveau combat via le Criirem, centre de recherche indépendant sur les rayonnements électro-magnétiques, qu'elle a également fondé et qu'elle préside.
1. Le mouvement regroupe notamment les Verts et « Région et peuples solidaires », incluant le parti occitan pour sa liste du sud-est.
2. Outre Michel Rivasi, François Alfonsi (maire d'Osani en Corse), Philippe Chesneau (vice-président du conseil régional Paca), Jacques Olivier (maire du Thor (Vaucluse), première commune de France à avoir voté une délibération anti-OGM), Gérard Tautil (parti occitan), Jean Michel et Michel Tournan (conseillers municipaux de La Seyne) étaient notamment présents.
source: var matin
...cordialement...Nicky...

