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Posté le 03/12/2009 à 00h05 par Nicky

Le massif du cap Sicié traité contre les chenilles


Photo : Dominique Leriche
Le pilote « agricole », Olivier Rozière, survole avec beaucoup de dextérité le massif du cap Sicié. Pour être efficace, le pilote passe parfois à « quelques centimètres » des zones à épandre.
Un hélicoptère a largué hier plus de 500 litres d'insecticide biologique dans la forêt pour lutter contre la prolifération des lépidoptères.

L'hélicoptère atterrit, dans une tempête de vent et de sable, sur l'aire de stationnement du Boeuf. L'engin doit ravitailler. Tandis que le pilote et un technicien de l'Office national des forêts posent pied à terre, deux hommes de l'entreprise Général Air Services remplissent la citerne, installée sous la carlingue de l'appareil, d'une solution brunâtre. « C'est un insecticide biologique composé d'eau, de colle et d'une bactérie inerte », précise Alain Barulea de l'ONF. Inoffensif pour l'homme. Mais létal pour la chenille processionnaire du pin qui décède de septicémie après avoir ingéré le produit répandu sur les aiguilles de pin.

Plus de 90 % des insectes éliminés

Dans quelques minutes, l'hélicoptère va pulvériser ce liquide graisseux sur 170 hectares du cap Sicié. Objectif : empêcher la prolifération des lépidoptères qui affaiblissent les pinèdes. « Chaque nid compte environ deux cents chenilles et on compte en moyenne 15 nids par hectare », explique Baptiste Algoët, chargé de mission « espaces naturels forestiers et biodiversité » à TPM. Un rapide calcul chiffre à 3 000 le nombre de chenilles par hectare et à plus de 500 000 sur la zone traitée ! « Les chenilles ont des prédateurs naturels comme les mésanges, les guêpes, les mouches ou les rongeurs, mais ce n'est parfois pas suffisant, alors on leur donne un coup de main. Sans intervention, leur population serait centuplée chaque année », affirme Alain Baruela. L'épandage permet d'éliminer plus de 90 % des chenilles.

240 hectares traités

Cependant, la fenêtre de tir est courte. Le procédé est efficace à condition qu'il ne pleuve pas dans les 4 à 5 heures suivant la pulvérisation. Et le produit se dégrade après trois semaines.

Le traitement, financé par TPM, représente un coût de 50 euros par hectare.

« On peut contenir la prolifération en alternant chaque année les surfaces à traiter », estime Baptiste Algoët. Hier, 240 hectares ont été pulvérisés entre le Mont Faron et le cap Sicié pour un coût d'environ 12 000 euros.
source: Olivier Marino - var matin

...cordialement...Nicky...