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Posté le 14/12/2009 à 00h15 par Nicky

Fabrégas, Q-Park et office HLM : trois sujets de discorde


Photo : Magali Ruffato
Le dossier du parking des Esplageolles, depuis l'arrêt des travaux, cet été, a été abordé sans que le voile qui végète sur le dénouement de cette affaire soit levé.
Les divergences sont grandes entre majorité et opposition sur ces sujets, sensibles ou polémiques. Retour sur les termes du débat, lancé en conseil municipal

Si l'équipe municipale trouve parfois des points d'accord avec son opposition, les dossiers évoqués vendredi dernier en fin de conseil ont eu le don de raviver les divergences.

Au bout de plus de six heures de séance, des élus « proches de l'hypoglycémie », comme ce fut dit sur le ton de la plaisanterie, ont trouvé suffisamment de force pour s'empoigner verbalement sur plusieurs sujets sensibles, voire polémiques.

Parking : pas de réponse

Les Seynois attendent un dénouement ? Ils en sont pour leur compte. Dans le dossier Q-Park, aucune nouvelle fraîche. « Les négociations sont en train de se finaliser, nous ferons une annonce en janvier, lors du prochain conseil municipal », a déclaré l'adjoint Claude Astore.

Le reste fut une joute autour d'un bulletin édité par l'opposition, qui avance que « l'affaire [serait] portée devant les tribunaux et qu'il n'y aurait aucune discussion entre la mairie et le promoteur [du] projet ». Claude Astore s'insurge : « C'est faux ! Un groupe de travail s'est encore réuni à Lyon le 8 décembre. Vous avez tort, ce tract est à la limite de la diffamation ! » Réponse sèche de l'ancien maire Arthur Paecht : « Je comprends qu'un investisseur ne veuille pas s'engager si on ne lui facilite pas le remplissage [de son parking, Martini] ».

Le conseiller municipal de la majorité Yves Gavory, dénonçait « des marges aberrantes » concédées à l'exploitant des parkings. Arthur Paecht, furieux, comprenait que son intégrité était mise en cause : « Je viens d'être insulté, car accusé de favoritisme. Je suis indigné ».

Après moult remous, le débat prenait fin, avec les précisions du maire. « Nous avons provisionné 300 000 euros pour des contentieux, mais en aucun cas cette somme n'est prévue pour le dossier Q-Park ». Pour être réaliste, le dossier Q-Park pèse plutôt quelques... millions d'euros.

Domaine à protéger

Le domaine de Fabrégas pourrait être racheté par le Conservatoire du littoral. à l'unanimité, la Ville a voté un avis favorable et se porte candidate à sa gestion, avec le conservatoire. Marcel Barbéro, UMP, y voit la marque « du désintérêt du conseiller général [Gilles Vincent, Ndlr] » à défendre ce dossier. Arthur Paecht renchérit, « il n'y a pas la même conviction ». Puis prévenait l'équipe en place : « Le conservatoire va vous donner la bénédiction, mais c'est vous qui paierez ». Claude Astore, décidément sous les feux des critiques, argumentait : « On soustrait le domaine au risque de spéculation ». Le maire soulignait qu' « on a tout fait pour faire revenir le conseil général sur sa décision [de vendre]. La raison est liée aux pertes de recettes ». Avant de tacler ses opposants. « Le conseil général le fait pour mettre du beurre dans les épinards, d'autres l'ont fait en d'autres circonstances : vendre pour équilibrer les comptes de la commune ! »

Office à tout faire

L'office HLM a-t-il « les yeux plus gros que le ventre ? » C'est la conviction d'Arthur Paecht au sujet d'un transfert de compétence de la Ville au profit de l'Office public de l'habitat (OPH). La municipalité a décidé de lui transférer ses prérogatives en matière d'aménagement des espaces extérieurs du quartier Berthe. Ceci dans le cadre du renouvellement urbain ANRU (1). « La ville laisse à l'OPH le soin d'être le seul décideur », pointait l'opposant UMP Fathi Bousbih. Plus grave encore, aux yeux d'Arthur Paecht : « êtes-vous bien informés de la situation de l'office ? Qui n'est pas florissante ? » Et de faire allusion à « un rapport général des comptes encore provisoire et pas rendu public ».

Pour Claude Astore, « la ville gardera la main, puisque le président de l'office est dans cette pièce [c'est le maire, Ndlr]. Je veux tranquilliser l'opposition, cette délégation a été validée par l'ANRU et la préfecture ».

Loin d'avoir envie d'être tranquillisée, l'opposition semblait surtout chercher à en découdre.

1. Agence nationale pour la rénovation urbaine.
source: Sonia Bonnin - var matin

...cordialement...Nicky...