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Posté le 05/03/2010 à 00h06 par Nicky
À la rencontre de l'artiste qui peignait à ciel ouvert

Photo : Dominique Leriche
Après avoir découvert la fresque réalisée sur la façade de l'immeuble « Le hameau des Romanes », la classe de grande section de maternelle du Mourillon a visité hier l'exposition de Bottazzi à la Villa Tamaris.
Guillaume Bottazzi réalise une fresque au « Hameau des Romanes », quartier Berthe. Hier, une classe de maternelle de Toulon a découvert son travail. Perché sur un échafaudage, vêtu d'une combinaison tâchée, Guillaume Bottazzi ressemble à un peintre en bâtiment quelconque. D'ailleurs, c'est sur une façade de l'immeuble « Le hameau des Romanes », inauguré en septembre dernier dans le quartier Berthe, que Guillaume Bottazzi intervient... en tant qu'artiste.
Son nom ne vous dit peut-être rien mais ce Lyonnais de 39 ans a déjà 110 expositions à son actif. Paris, New York, Berlin, Tokyo, Bruxelles, Londres, Budapest, Moscou... Les oeuvres contemporaines de Bottazzi ont déjà fait le tour du monde.
Depuis quelques semaines, c'est au 450 boulevard Jean-Rostand, à côté de l'école Victor-Hugo, que l'on peut le voir à l'oeuvre, de l'aube au coucher du soleil. L'artiste réalise une fresque abstraite, aux couleurs vives (jaune, orange, rouge, violet), qui sera achevée d'ici quelques jours.
« C'est une commande de la Société nationale immobilière qui a construit le bâtiment et a souhaité l'habiller d'une peinture pour faire plaisir aux habitants. C'est intéressant car elle est située sur un lieu de passage - à l'entrée de l'immeuble -, de surcroît en face d'une école », explique Guillaume Bottazzi, qui voit dans ce projet « une façon de conquérir un nouveau public ».
Le peintre n'en est pas à son premier coup d'essai en milieu urbain : il a déjà laissé son empreinte (monumentale) sur une vingtaine de sites.
Ici, Guillaume Bottazzi ne se contente pas d'exécuter une simple commande. Il est venu partager son atelier à ciel ouvert avec des scolaires, puis leur faire découvrir les huiles grands formats qu'il expose cette fois dans les murs de la Villa Tamaris (1).
Lundi dernier, l'artiste a ainsi accueilli des élèves en formation professionnelle au centre Hergos (Toulon).
Echanges avec les scolaires
Il a donné une conférence aux étudiants de l'école des Beaux-arts de La Seyne.
Et hier, c'est une classe de maternelle (grande section) de l'école du Mourillon qui est venue lui poser toute sorte de questions enthousiastes, avec l'aide de Lydia Taisne, leur institutrice, très branchée peinture contemporaine.
« C'est génial, les petits ont beaucoup d'imagination », s'amuse le peintre. Alors qu'il s'échine à faire des tableaux sans titre qui « n'imposent aucune représentation », les enfants, eux, trouvent toujours une image concrète à en tirer. Dans ces ronds qui se promènent sur la fresque, un petit garçon voit des « oranges », un autre « des boulets de canon ».
Ici une courbe évoque « un nez », là-bas « des flammes couleur de lave ».
Tout y passe, même le temps. C'est déjà l'heure des adieux.
(1) Jusqu'au 21 mars.
source: Marielle Valmalette - var matin
...cordialement...Nicky...

