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Posté le 26/01/2011 à 10h41 par Nicky

Un Seynois condamné à verser 2.750 € pour une gifle à son ex-compagne


Cinq mille euros de dommages et intérêts demandés par la victime d’une gifle qui a entraîné une interruption temporaire de travail de 5 jours.

C’est la requête formulée hier par Me Bianchini lors du jugement de Michel, un Seynois de 47 ans, cité devant le tribunal correctionnel de Toulon pour violences conjugales. « C’est au titre du préjudice moral subi et de l’état de stress généré. » Le prévenu ne bouge pas un sourcil après cette requête. A la barre, comme dans sa déposition devant les policiers, il ne nie pas les faits.

« La victime a été provocante »

Le 1er novembre dernier, il a bien giflé son ex-compagne. « J’étais en train de lui faire un chèque de pension alimentaire et elle a saisi mon chéquier. Elle s’est mise à le déchirer. Par réflexe, je lui ai donné une gifle. » Par la suite, il précise avoir été lui-même victime de violences. « Le père de madame a eu un comportement violent à votre égard. Il a d’ailleurs écopé d’un rappel à la loi », indique le président.

Plus curieux va ensuite être la démonstration par l’intéressé et par son défenseur de l’absence de communauté de vie entre les deux. « C’est un effort désespéré de dire qu’il n’y a pas eu concubinage. Pour éviter la circonstance aggravante. Mais la jurisprudence est claire : il n’y a pas besoin de cohabiter pour être concubin. » Me Bianchini balaie aussi d’un revers cette explication. « Ma cliente a vécu plusieurs mois chez lui et ils ont une petite fille de 6 ans. » Les réquisitions tombent.

Le représentant du ministère public réclame un travail d’intérêt général - « de 60 à 80 h » - et une amende de 200 euros.

Pour la défense, la victime a eu « ce jour-là une attitude provocatrice. » Et de solliciter une dispense de peine.

Vu les circonstances, le tribunal a décidé de requalifier les faits en violences volontaires.

Le quadragénaire est reconnu coupable et il est condamné à verser 750 e d’amende. Il doit également s’acquitter auprès de son ex-compagne de 1 500 e au titre du préjudice moral et de 500 e de frais de justice.
source: Peggy Poletto - var matin

...cordialement...Nicky...