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Posté le 01/04/2011 à 23h57 par Yann La Seyne
Les salariés de Pizzorno en grève aujourd'hui à la Seyne
Les membres du syndicat CGT appelle les salariés de Pizzorno à faire grève aujourd'hui pour protester notamment contre « le non-paiement des temps de douche ».
A l'appel du syndicat CGT, les salariés de Pizzorno (1) seront en grève aujourd'hui. Pour autant, le nettoiement des rues et le relevage des containers à poubelles seront quand même effectués, selon l'adjoint Claude Astore. « En cas de grève, le prestataire [Pizzorno] nous assure un service minimum, même s'il y aura peut-être un décalage au niveau des horaires des tournées », explique l'élu.
La grogne couve depuis plusieurs mois, mais cette grève est déclenchée principalement à cause du « non-paiement des temps de douche ».
Selon Mouloud Djafar, délégué syndical central CGT Pizzorno, les salariés ont le droit de prendre une douche par jour d'un quart d'heure pendant leur temps de travail (quand ils rentrent de tournée). « Normalement, ce quart d'heure est payé en plus à la fin du mois. Cela représente environ 40 ou 50 euros mensuels. Eh bien, à La Seyne, nous sommes les seuls qui ne les touchons pas ! ».
« Pressions »
C'est en comparant leurs fiches de paie avec des collègues d'autres sites Pizzorno que les salariés de La Seyne s'en sont rendus compte. « A Lyon, les gars non plus n'avaient pas leurs douches payées. Ils ont attaqué, et ils ont gagné, avec effet rétroactif », précise Mouloud Djafar. Lui réclame aussi un rattrapage depuis le début du contrat entre Pizzorno et la mairie de La Seyne, c'est-à-dire depuis octobre 2006. Les douches, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder un vase déjà bien rempli.
Le syndicat CGT se plaint régulièrement du « manque de dialogue social » au sein du groupe et de la « dégradation des conditions de travail ».
En octobre dernier, le syndicat avait dénoncé six licenciements qu'il estime « abusifs » sur La Seyne. Des procédures aux Prud'hommes sont toujours en cours.
Marc Louis, secrétaire de l'union locale CGT, dénonce aussi les « convocations systématiques » et les « brimades » pour faire « pression » sur le personnel. « Dès qu'un gars rentre avec un rétro cassé ou une benne rayée, il est convoqué », renchérit Mouloud Djafar. Le syndicaliste est lui-même en conflit permanent avec la direction. « J'ai eu sept jours de mise à pied pour avoir fait une prise de parole syndicale avant le démarrage de la tournée, mais qui, pour la direction, empiétait sur le temps de travail », explique-t-il. Là encore, une procédure aux prud'hommes est en cours.
A Draguignan, le secrétaire CGT du CE, Stéphane Giovanni, a été démis de sa fonction lors d'une suspension de séance, l'année dernière. « La direction a profité de cette suspension pour réunir quelques membres du CE et installer un autre secrétaire en toute illégalité », raconte Stéphane Di Giovanni, qui soutient la grève des collègues seynois. Pizzorno a été condamné par le tribunal, mais ne s'est pas conformé au jugement. Un second délibéré du tribunal de grande instance est tombé le 11 mars, réclamant la réintégration de Stéphane Di Giovanni et l'annulation de tous les CE depuis sa suspension.
mvalmalette@varmatin.com
1. Sollicitée hier, la direction de Pizzorno n'a pas donné suite à nos demandes.



...cordialement...Yann...

