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Posté le 26/05/2011 à 08h58 par Yann La Seyne
Mobilisation à La Seyne pour sauver l’institut Michel-Pacha
« Compte tenu de l’enjeu patrimonial, culturel et touristique que représente ce bâtiment, il est important de montrer que la population se mobilise pour le défendre », déclarait dimanche Nathalie Bicais (micro en main) devant des représentants d’associations intéressées par le devenir du site. photo:M. G.
A l’initiative de l’architecte Nathalie Bicais, des associations locales s’activent pour tenter de redonner vie à ce joyau de la corniche de Tamaris
«C’est l’état de vétusté du bâtiment qui a mis le feu aux poudres. Il ne cesse de se dégrader et, comme il est ouvert, il pourrait être squatté. » Au pied de cette superbe bâtisse chargée d’histoire et de science, mais aujourd’hui à l’abandon, l’architecte et plasticienne seynoise Nathalie Bicais retrace les origines de l’institut de biologie marine de Tamaris, inauguré en 1901, et qui reste comme l’un des fleurons de l’œuvre de Michel Pacha. « Il s’agit d’un patrimoine extraordinaire du point de vue culturel, économique et touristique. Et ce patrimoine, à la fois seynois et varois, appartient à la mémoire collective », insiste la spécialiste.
« Il faut s’occuper de ce bâtiment »
Après avoir créé, avec quelques amis, l’association pour la vitalisation et la convivialité (Avec), dont la mission première est de se mobiliser pour « sauver cet institut », Nathalie Bicais avait convié, dimanche à Tamaris, les représentants de plusieurs associations locales (1) concernées par le devenir du site. Au total, une trentaine de personnes prêtes à s’engager autour d’une « pétition positive pour dire aux pouvoirs publics qu’il faut s’occuper de ce bâtiment ».
« L’institut appartient toujours à l’université de Lyon, mais celle-ci rationalise ses activités et délaisse ce patrimoine peu adapté aux exigences de gestion des universités contemporaines, résume l’architecte seynoise. Il faut donc initier un dialogue avec l’université de Lyon pour savoir ce qu’elle veut faire de ce site extraordinaire. Mais nous, simples citoyens, nous ne pouvons pas engager cette démarche en lieu et place des pouvoirs publics. »
Si elle a déjà sensibilisé à cette question le maire de La Seyne et le député de la circonscription, Nathalie Bicais estime qu’il faut maintenant « imaginer une collaboration entre la ville, le conseil général et l’agglomération. Sans oublier d’associer les héritiers de Michel Pacha, par exemple autour d’un projet de valorisation de l’œuvre de leur ancêtre. » Et pour faire revivre le site, l’architecte seynoise ne manque pas d’idées.
Pêle-mêle, elle suggère, une fois le bâtiment remis en état, l’organisation d’expositions permanentes retraçant l’histoire de Michel Pacha, celle de la création des phares et balises en Méditerranée, celle de l’histoire de la navigation, ou encore de l’essor du tourisme balnéaire.
Valoriser le potentiel de la rade
« Ce site pourrait devenir un lieu de diffusion de l’histoire et des arts pour un large public. Il pourrait être un espace d’échanges, un lieu de pédagogie et de sensibilisation à l’environnement marin et à la protection du patrimoine commun de la Méditerranée », avance-t-elle. Autant de propositions qui sont d’ailleurs détaillées dans une plaquette destinée à servir de « base de réflexion ».
« On peut proposer quelque chose de porteur pour tout le monde : pour les héritiers de Michel Pacha et pour les collectivités qui souhaitent valoriser le potentiel de la rade. » Et Nathalie Bicais conclut : « l’abandon de ce bâtiment a sonné comme la fin d’une époque; sa renaissance signera un espoir d’avenir. » Reste à en convaincre les pouvoirs publics et d’éventuels mécènes qui pourraient contribuer à la restauration du site.
1. L’association Histoire et patrimoine seynois, l’association Les Amis de Tamaris- Pacha, l’association Les amis de Janas, l’association La Seyne ancienne et moderne, Le CIL Tamaris, et le CIL Balanguier/Le Manteau/L’Eyguillette.
source: M.G. - Var-Matin
...cordialement...Yann...

