Imprimer cette page Fermer cette fenêtre

Posté le 06/09/2011 à 17h58 par Nicky

Le Préfet du Var ordonne une opération de tir de prélèvement de loup sur le secteur de Canjuers


Paul MOURIER, Préfet du Var, a pris, ce vendredi 3 septembre 2011, un arrêté ordonnant la réalisation d’un tir de prélèvement en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis Lupus) des troupeaux domestiques sur les parties du territoire situées sur le camp militaire de Canjuers.

Ce tir de prélèvement peut avoir lieu de jour comme de nuit entre le 3 septembre 2011 et le 3 octobre 2011, dans la mesure où les troupeaux demeurent dans des conditions où ils sont exposés à la prédation du loup.

Il pourra être réalisé par les lieutenants de louveterie nommément cités dans l’arrêté ainsi que par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), sous la coordination et le suivi du chef du service départemental de l’ONCFS.

La zone du secteur de Canjuers où les attaques sur troupeaux domestiques sont nombreuses et récurrentes depuis l’été 2008 comprend les parties de territoires situées sur le camp militaire de Canjuers pour les communes d’Aiguines, Comps-sur-Artuby et Seillans.

Cet arrêté intervient après :

- l’organisation d’une consultation des principaux partenaires intéressés au dossier : les élus, la chambre d’agriculture et notamment les représentants des éleveurs, la fédération des chasseurs, les militaires gestionnaires du camp de canjuers, l’ONCFS.

- la mise en œuvre de mesures de protection contre la prédation du loup au travers de contrats avec l’Etat par l’ensemble des éleveurs,

- la réalisation de tirs d’effarouchement et de défense par les éleveurs et la présence en nombre suffisant de chiens de protection au sein des troupeaux concernés,

- 83 attaques en 2009 (entrainant la mort ou la blessure de 222 animaux), 100 attaques en 2010 (entrainant la mort ou la blessure de 363 animaux) et 67 attaques entre le 1er janvier 2011 et le 28 juillet 2011 (occasionnant 187 victimes constatées), après mise en place des mesures de protection et d’effarouchement du loup.

... cordialement ... Nicky ...

www.LaSeyne.Info - sur Facebook - cliquez ici

Posté le 06/09/2011 à 20h46 par m

j'ignorais la présence du loup dans le var et j'ai de la peine pour cette magnifique bête tout en comprenant le désarroi des éleveurs. Je m'interroge sur notre mode de vie qui ressemble beaucoup à de la prédation et tue toute véellité de "sauvagerie"

Posté le 07/09/2011 à 08h36 par eliot

il n'y a plus de berger avec les moutons.les bêtes ne sont plus parqués la nuit!il est facile d'incriminer le loup si personne n'est présent pour garder les moutons!!encore une fois le problème est prit a l'envers c'est tellement plus simple de tuer que de payer les bergers a passer la nuit sur place et a placer un enclos.

Posté le 07/09/2011 à 22h10 par écolo

Comme vous je m'interroge sur le bien fondé d'une décision aussi expéditive envers un animal en voie de disparition et j'ai donc tout naturellement fait des recherches sur internet. Il ne resterait plus qu'une centaine de loups en France dans tout l'arc alpin ! on peut donc légitimement se poser la question de solutions alternatives au massacre d'une espèce menacée...
Et si l'Etat embauchait des jeunes bergers pour surveiller les troupeaux à tour de rôle avec bien entendu un salaire et un logement décents ?
Au lieu de dépenser du fric dans les armes et les cartouches...de massacrer des êtres vivants et de polluer la nature, de courir le risque d'accidents humains...
J'ai trouvé un article très intéressant sur le site de l'association ASPAS NATURE au lien suivant :
http://www.aspas-nature.org/index.php?option=com_content&task=view&id=74&Itemid=77
L’ASPAS en action Luttant depuis plus de 25 ans pour la défense du loup, l’ASPAS :

✓ s’oppose fermement et juridiquement aux tirs de loups autorisés par le ministère de l’écologie.
✓ attaque en justice chaque arrêté préfectoral autorisant la destruction d’un loup
✓ demande au ministère de l’écologie d’anticiper l’arrivée du loup dans les régions tels que l’auvergne ou le jura en mettant en place un système d’aide préventive : financement de l’acquisition de chiens patous, travail de formation aux différentes techniques de protection…
✓ diffuse une pétition pour sauver les loups et dénoncer le lobbying agricole anti-loup
✓ sensibilise le grand public aux bienfaits du retour du loup en France et aux solutions existantes face aux contraintes imposées aux éleveurs par sa présence
Le loup, bouc émissaire des éleveurs
Le loup est une espèce menacée en Europe (moins de 10 000 individus). Aussi, Canis lupus est strictement protégé par la Directive Habitat et la Convention de Berne.
Signataire de ces protocoles européens, la France s ‘est donc engagée à assurer sa protection intégrale. Mais sur le terrain, le braconnage et les tirs officiels accordés à titre dérogatoire par l'Etat (tirs de 6 loups autorisés en 2006) mettent les populations en péril.

Certains éleveurs n'hésitent pas à accabler le loup de tous les torts pour demander son élimination.
S'il lui arrive de prélèver quelques moutons sur les troupeaux, il est inacceptable de lui mettre sur le dos l'entière responsabilité des problème de la filière ovine (baisse des prix de la viande, concurrence étrangère, maladies...), d'autant que seuls 0,05 % des pertes de bêtes lui sont attribuées et que des mesures de protection efficaces et subventionnées par l'Etat sont proposées aux éleveurs.
Le retour du loup implique en effet une modification des pratiques pastorales actuelles. Les troupeaux doivent désormais être rassemblés la nuit, constamment gardés par un berger et protégés par un ou plusieurs chiens patous.
Si certains éleveurs acceptent d'adapter leurs méthodes de travail pour mieux cohabiter avec le loup, d'autres s'y opposent, soutenus par de très puissants syndicats agricoles qui voient là un moyen de fédérer une profession en proie à des difficultés d'un autre ordre, et par des politiques qui y trouvent leurs intérêt.

Le loup n'est autre que le bouc émissaire idéal pour détourner l'attention des véritables problèmes d'une filière ovine en crise.

Posté le 08/09/2011 à 21h33 par m

effectivement, cela implique d'autres pratiques pastorales comme en italie , où le berger est constamment sur place aec son troupeau

Posté le 08/09/2011 à 23h49 par eliot

absolument mais en france il faut le beurre et l'argent du beurre!il est tellement plus simple d'éliminer les animaux plutôt que de payer les bergers.c'est toujours ce problème récurant "le fric"!!