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Posté le 07/09/2011 à 09h45 par Nicky

L'enquête sur le nuage de Tchernobyl en France close par un non-lieu


Certaines parties civiles au moment de déposer plainte, le 1er mars 2001.
Crédits photo : JACK GUEZ/AFP
Le Pr Pellerin, accusé d'avoir menti sur l'ampleur de la contamination, a bénéficié d'un non-lieu. Les parties civiles pourraient se pourvoir en cassation.

Vingt-cinq ans après, la justice a tranché : la cour d'appel de Paris a prononcé mercredi un non-lieu à l'encontre du Professeur Pellerin, signant ainsi la fin de l'enquête sur l'impact du nuage de Tchernobyl en France. Une décision conforme aux réquisitions du parquet, qui estimait que les scientifiques n'avaient mis en évidence, au moment des faits, aucune conséquence sanitaire mesurable.

Sur le banc des accusés, un seul homme comparaissait : Pierre Pellerin, mis en examen en 2006 pour «tromperie aggravée», un délit passible de quatre ans d'emprisonnement et de 72.000 euros d'amende. À l'époque de la catastrophe nucléaire, au printemps 1986, l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI) avait assuré dans divers communiqués que le nuage s'était arrêté à la frontière française. Il «ne menace actuellement personne, avait-il également assuré au journal télévisé. Sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l'usine et encore… La santé n'est absolument pas menacée aujourd'hui».

Pourvoi en cassation

Cinq ans après sa mise en cause par la justice, le Dr Pellerin, décrit comme un homme «malade» et âgé» (88 ans), avait demandé un non-lieu. Une demande soutenue par le parquet, qui a également requis, le 31 mars dernier, la clôture de l'enquête, jugeant les charges insuffisantes. La juge Marie-Odile Bertella-Geffroy avait d'ailleurs été priée d'interrompre ses investigations, dans l'attente de la décision de la cour d'appel.

La décision rendue mercredi n'est pas vraiment une surprise. Au cours des audiences, les parties civiles - l'Association française des malades de la thyroïde (AFTM) et l'Acriirad - avaient fait part de leur scepticisme. «Mon optimisme n'est pas très grand» sur la poursuite de cette affaire, expliquait ainsi Me Bernard Fau, avocat de l'AFMT. Les parties civiles n'excluaient pas de se pourvoir en cassation.

Pour le ministère public, la chose était claire : les analyses scientifiques versées au dossier s'accordaient pour établir que la catastrophe nucléaire n'a pas eu de conséquence sanitaire mesurable en France, et qu'en particulier aucun lien n'a jamais été fait avec des maladies de la thyroïde. Un rapport d'experts, dévoilé cet été, établissait pourtant qu'une augmentation importante de la proportion des troubles de la thyroïde a été observée en Corse juste après l'accident de Tchernobyl.
source: Flore Galaud - www.lefigaro.fr

... cordialement ... Nicky ...

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Posté le 07/09/2011 à 16h22 par celine


qu'est-ce qu'ils fument là haut