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Posté le 28/12/2011 à 10h45 par Nicky

L'insertion par le travail un véritable Tremplin !


Sous la responsabilité de Fabrice Herrou (au centre ), chef de chantier depuis sept ans, les stagiaires apprécient leur mission. Parmi eux, Asmae (à gauche ) et Mathieu (à droite ), jeune Seynois qui, fort de cette expérience, envisage une carrière de tailleur de pierres. (photo: J. P.)
En entrant dans le fort de l'Eguillette, on est frappé par la propreté des lieux : les travaux de réhabilitation redonnent une seconde jeunesse à ce site historique. Ce lieu chargé d'histoire, idéalement placé, est devenu en quelques années un endroit de sauvegarde du patrimoine.

L'association Tremplin permet à 54 personnes de se construire un avenir et d'apprendre par l'expérience. Sur le chantier du fort, douze personnes réparties en deux équipes de six se partagent les tâches afin de rendre au site sa beauté d'antan.

Des profils différents

Les travailleurs sont orientés par différents organismes comme le Pôle emploi, le conseil général, la Mission locale ou encore des associations d'aide à l'insertion. Dans ce contexte de crise, pas vraiment favorable à de belles aventures humaines, Tremplin prouve qu'on peut retrouver goût à l'emploi par le travail. Chômeur de longue durée, jeune sans qualification, ou senior à la recherche d'un emploi sont les différents profils qu'on peut rencontrer sur ce chantier. Sous la forme d'un contrat aidé de 20 h, d'une durée de six mois renouvelable et rémunéré 650 euros nets par mois, les employés du chantier se retrouvent à œuvrer pour la restauration d'un site historique.

Travailler dans des conditions aussi optimales, permet de retrouver un moral en béton et de reprendre du poil de la bête en ayant vraiment l'envie de s'en sortir. Le but principal reste l'insertion des employés du chantier qui, grâce à ce formidable « tremplin » ont l'espoir de retrouver un travail fixe.

« Travailler dans un lieu historique permet une dynamisation du parcours professionnel », indique Fabrice Herrou, chef de chantier depuis sept ans. Et d'ajouter : « Les jeunes retrouvent le goût de l'effort ».

Une diversité dans l'apprentissage

Différentes étapes de restauration sont mises en avant sur le fort : l'étanchéité des lieux, l'uniformisation des salles, le décroûtage des couches d'enduits, de la menuiserie, la réalisation de la jointure des pierres, ou encore le nettoyage. La Marine nationale, propriétaire des lieux, décide des travaux avec le concours d'ingénieurs du patrimoine. De son côté, Tremplin dialogue constamment avec ces derniers en faisant des propositions afin d'avancer dans la restauration.

Mathieu, 21ans, Seynois, a passé un BEP vente, mais n'a malheureusement pas eu la possibilité de montrer de quoi il était capable. « Je n'avais pas mon permis et on me demandait à chaque fois 2 ou 3 ans d'expérience », affirme-t-il. Mathieu souhaite dorénavant se consacrer à une carrière de tailleur de pierres. « C'est grâce à la mission locale que j'ai pu travailler sur ce chantier unique. Cela me permettra d'acquérir une expérience solide pour retrouver un emploi durable ».
source: Jérémy Boudouard - var matin

... cordialement ... Nicky ...

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