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Posté le 13/01/2012 à 09h45 par Nicky

Thierry Murie: "Parler de Pro D2 aujourd'hui est une utopie"


Thierry Murie a posé son empreinte sur le club seynois qu'il structure de façon à envisager dans le futur une éventuelle accession à l'étage supérieur. (photo: Sonia Bonnin)
Le co-président seynois Thierry Murie analyse le début de saison de son équipe et se projette sur le futur de son club pour qui, une accession en Pro D2, dépend avant tout d'une volonté politique.

Votre formation n'a perdu que quatre matches sur dix-neuf en 2011. Pensiez-vous réaliser une année aussi prolifique ?

Un bilan, je préfère le dresser sur une saison sportive, plutôt que sur une année civile. Mais on ne peut jamais vraiment prévoir le futur. Qui aurait prédit que Bayonne serait dernier du Top 14 ? Ou que nous rivaliserions avec Bourg-en-Bresse et Montauban, qui ont des moyens trois fois supérieurs aux nôtres ? Cela prouve que la vérité vient toujours du terrain.

Ne pas participer aux phases finales serait-il désormais vécu comme un échec ?

Pour le groupe, ce serait une vraie déception. Pour les supporters aussi qui espèrent vivre un huitième de finale à Marquet. Je souhaite que les joueurs soient ambitieux.

Vous ne l'êtes pas ?

Bien sûr que je le suis. Il n'y a pas un jour de l'année où je ne m'occupe pas des intérêts du club. Forcément, tout ce travail, j'espère qu'il sera bénéfique. Mais je ne veux pas mettre de mauvaise pression aux joueurs et au staff.

Un problème d'infrastructures
La Seyne peut-elle viser plus haut ?

Aujourd'hui, il serait utopique de parler de Pro D2. Dans le monde professionnel, l'aspect financier joue un rôle prépondérant. Nous avons 1,2 million d'euros de budget. Avec les droits TV, il y aurait 800 000 euros de plus. Pour être serein en Pro D2, il nous manquerait deux millions. Certes, nous aurions de nouveaux partenaires. Je pense que les différents institutionnels nous aideraient. Mais il faut une vraie volonté politique derrière ce projet. À l'heure actuelle, elle n'existe pas… Sans parler du problème d'infrastructure avec un stade Marquet qui a une capacité d'accueil insuffisante.

Et s'il y avait une embellie sportive, refuseriez-vous la montée ?

Jamais ! Aujourd'hui, je structure le club de façon à ce que, s'il y a une embellie, il ne reste que 20 % du boulot à faire durant l'intersaison. Qu'on ne se prive pas d'une telle opportunité si elle se présente.

Qu'attendez-vous du match de demain à Montauban ?

Qu'on montre autre chose qu'à Castanet. C'est le match le plus minable que nous ayons accompli depuis ma prise de fonction. J'attends une réaction.

Pensez-vous rester longtemps dans cette fonction ?

Il faut demander à mon comité directeur (sourire). Mais je reste un passionné. Bénévole. L'humain est au centre de tout. A l'image des relations que j'entretiens avec mon acolyte Patrick Philibert. Tant que je prends du plaisir, je n'ai pas envie de dire stop.
source: Sonia Bonnin - var matin

... cordialement ... Nicky ...

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