Imprimer cette page Fermer cette fenêtre

Posté le 31/10/2012 à 15h55 par Nicky

Société seynoise Probatec: les ex-salariés sont sans revenus depuis quatre mois


Hier matin, une dizaine d’ex-salariés venus de tout le département, et même des Alpes-de-Haute-Provence, ont fait le déplacement à Toulon dans l’espoir d’être reçus par le mandataire judiciaire (Photo: Anne Settimelli)
Les vingt-quatre ex-salariés de la société seynoise Probatec, qui a cessé son activité fin juillet, n’ont pas perçu un centime depuis fin juin. Hier, le mandataire judiciaire s’est montré rassurant

Les chèques de salaires de juillet sont tous revenus impayés. Et en cette veille de 1er novembre, les vingt-quatre ex-employés de la société seynoise Probatec n'ont toujours pas touché un centime. Ils ne sont même pas en mesure de s'inscrire à Pôle emploi !

À bout de patience, acculés de dettes et dans une situation de précarité devenant intenable pour certains, une dizaine d'ex-salariés a pour la première fois été reçue, hier à Toulon, par le mandataire judiciaire désigné par le tribunal après la liquidation de l'entreprise, en septembre. «Il nous a assuré que notre situation serait régularisée d'ici huit jours pour certains, quinze jours pour d'autres», rapportent-ils.

La première lueur d'espoir depuis des mois pour ces victimes d'un employeur peu scrupuleux, qui ont multiplié les démarches pour faire valoir leurs droits : auprès de la répression des fraudes, du tribunal de commerce, des prud'hommes, de l'inspection du travail…

« Il faut attendre »

«La responsable de la société Probatec nous a annoncé fin juillet la fermeture de la société, qui devait selon elle être liquidée début août,raconte un ancien commercial. Mais la liquidation n'a finalement été prononcée que le 17 septembre, et nous n'avons été licenciés que le 2 octobre.»

Pendant tout ce temps, donc, ni salaire, ni indemnité chômage, ni RSA : «Nous ne disposons même pas des documents nécessaires pour nous inscrire à Pôle emploi. Nous n'entrons dans aucune case administrative...»

Et chaque semaine la même réponse délivrée froidement par une collaboratrice du mandataire judiciaire : «Il faut attendre.» Jusqu'à hier, où la situation semble s'être enfin débloquée. Les anciens salariés de Probatec attendent de recevoir leur dû pour y croire.
source: Anne Fuerxer-Tezier - var matin

... cordialement ... Nicky ...

suivre - LaSeyne.Info - sur Twitter - cliquez ici