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Posté le 12/06/2013 à 10h18 par Nicky
Les pêcheurs seynois et mandréens se rebiffent contre la Marine nationale

Aujourd'hui, les pêcheurs sont interdits d'accès dans la baie des Sablettes pour cause de neutralisation d'engins explosifs. Ils dénoncent la fréquence de ces opérations (photo:Dominique Leriche)
Ce vendredi-là, les pêcheurs de Saint-Elme et de Saint-Mandrier sont au chômage technique. La direction générale de l'armement (DGA) effectue un essai industriel en mer, à la pointe des Canniers, sur l'ex-coque du sous-marin Agosta
Un périmètre de sécurité a été établi et les pêcheurs, comme les plaisanciers, sont interdits d'accès. Depuis quelque temps, selon les pêcheurs locaux, ces exercices en mer sont devenus très fréquents. Ils sont plusieurs à reprocher à la Marine nationale de faire trop souvent des exercices de pétardage de munitions en mer.
Hier encore, la pointe du Rascas (Saint-Mandrier) était interdite d'accès et ce matin, c'est dans la baie des Sablettes que des obus devaient être neutralisés par la Marine nationale.
Zones interdites
«À Saint-Mandrier, en ce moment, tous les jours ils font péter des munitions», s'agace Nicolas Blanc, l'un des vingt-cinq pêcheurs de la prud'homie de Saint-Elme/Saint-Mandrier.
Certains pêcheurs sont même persuadés qu'il ne s'agit pas que d'obus de la Seconde Guerre mondiale que la Marine fait exploser dans l'eau. « Il y a aussi des pétardages pour s'entraîner. Sans parler des exercices de tir qui régulièrement, nous empêchent d'accéder aux zones de pêche comme à la Renardière », assure Didier Ranc, premier prud'home.
Pour eux, ces mises au chômage technique pèsent sur leur chiffre d'affaires.
« Les jours de pêche perdus se comptent en mois pour les pêcheurs mandréens. Le manque à gagner est réel, pour nous, mais aussi pour les personnes qu'on fait travailler : les restaurateurs, les poissonniers… », affirme Nicolas Blanc.
« Poisson perdu »
Les pêcheurs estiment de surcroît que ces exercices ont une grave incidence sur les poissons. « On s'aperçoit qu'on pêche de moins en moins de poissons. Quand ils font exploser des mines, on les voit remonter à la surface, morts. C'est du poisson perdu ! », s'exclame encore Didier Ranc. « Et parfois, la déflagration est si forte que, plusieurs jours après, on ne pêche plus rien », renchérit son fils, Nicolas Ranc.
« On nous accuse sans cesse d'épuiser les ressources, alors que nous sommes les premiers à crever s'il n'y a plus rien dans la mer. Les pêcheurs sont soumis à des règles très strictes, on est encadré par toutes sortes de lois sur le développement durable, et là, on tue tranquillement des poissons qui ne profitent à personne et on nous empêche de travailler. Il faut que la Marine prenne conscience qu'on existe et respecte notre travail», conclut Didier Ranc.
source: Marielle Valmalette - var matin
... cordialement ... Nicky ...
Posté le 12/06/2013 à 11h58 par NightOwl
Il est bien évident que cette situation est dramatique pour la faune... On a mis tant de temps à ré-avoir une faune ( mérous et autres) dans cette zone. Ne peuvent ils pas les désamorcer sur place et les transporter ailleurs au lieu de les faire exploser ?
Tout ça, cela doit être encore un histoire de fric et on va nous répondre "ça coute trop cher !!!"....
révoltant.
Posté le 12/06/2013 à 16h50 par Zouz
Les très vieilles munitions détectées ne peuvent pas être déplacées sans risque pour le personnel intervenant.Le désamorçage est souvent impossible à cause de la corrosion, et le risque de faire exploser l'engin au cours de cette opération hasardeuse est trop grand. Ce n'est pas qu'une question d'argent mais aussi de sécurité pour les plongeurs. Hélas l'impact sur la faune est très important, bien sûr...
Zouz

