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Posté le 22/02/2023 à 15h03 par Nicky

L'Ordre du Jour du Conseil municipal Seynois du Mardi 28/02/2023

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... cordialement ... Nicky ...

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Posté le 01/03/2023 à 17h54 par Nicky

La présentation des arbitrages budgétaires de la Ville pour 2023 a occupé l’essentiel des débats du conseil municipal ce mardi 28/02/2023 ... La maire a justifié ses choix, avant d’entendre les critiques de ses opposants.

Durant plus de deux heures, les élus municipaux ont débattu ce mardi des orientations budgétaires. Dans un premier temps, Nathalie Bicais a présenté les principaux arbitrages faits par son équipe, assurant que les choix opérés sont "responsables et pragmatiques, tenant compte des réalités actuelles". Et d’assurer que les orientations suivies sont "le fruit de décisions politiques animées par le bien-être et le bien-vivre des administrés, par la volonté de laisser à nos enfants une Seyne plus sûre, plus belle, plus vivante, plus solidaire, plus respectueuse de notre terre".

En premier lieu, la première magistrate annonce qu’en 2023, comme en 2021 et 2022, et contrairement à de nombreuses communes alentours, "nous avons fait le choix de ne pas augmenter les taux d’imposition des Seynois". "Nous respectons aussi, ajoute-t-elle, l’engagement pris de poursuivre le désendettement de la commune" (en moyenne de 3 à 4 millions par an). Et ce, alors que la ville subit "une conjoncture nationale et internationale qui impacte lourdement nos finances".

Les dépenses contraintes explosent - Parmi ces hausses attendues: la facture énergétique devrait atteindre 5,9 millions d’euros (contre 3,2 millions l’an dernier). L’augmentation du coût des repas préparés par la restauration municipale pour les enfants serait de 200.000€. L’impact de la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, décidée par l’État, dépasse 1,6 million. Et l’amende liée au manque de logements sociaux (loi SRU) passera de 700.000 à 900.000 euros. Face à ces contraintes, Nathalie Bicais indique: "Le choix a été fait de répartir l’effort sur deux leviers: l’optimisation des dépenses de fonctionnement (mais sans toucher aux subventions versées aux associations) et la réalisation d’investissements destinés à rénover les équipements publics pour qu’ils deviennent plus économes en énergie."

Des recettes nouvelles - Par ailleurs, et même si la Ville n’augmente pas les taux d’imposition, elle bénéficiera de recettes fiscales supplémentaires du fait de la revalorisation, par l’État, des bases servant au calcul des impôts locaux. Elle escompte aussi une hausse des droits de mutation et des prélèvements sur le produit des jeux du casino Joa. "Ces recettes nouvelles serviront à compenser l’inflation et les hausses de l’énergie", souligne la maire qui, pour autant, indique qu’un emprunt (d’environ 7 millions) est prévu pour "maintenir le volume des interventions publiques". S’agissant des investissements (14,7 millions en 2023), la ville "poursuit ceux à forte valeur environnementale". Par exemple: la désimperméabilisation d’une nouvelle cour d’école, la poursuite des travaux au centre Hermès, pour y loger les services de la mairie sociale alors que l’espace Raybaud qui les accueille est "une passoire énergétique".

De plus, un million d’euros sera consacré à "des travaux liés à la sobriété énergétique" dans les bâtiments publics. La modernisation du parc automobile est également prévue. "Nous poursuivons aussi l’équipement de la police municipale et l’installation de caméras dans la ville", ajoute Nathalie Bicais qui, sans préciser le contenu de ces annonces, indique que l’examen du budget détaillé aura lieu lors de la séance du conseil municipal du 28 mars 2023.

La valse des critiques - Premier à prendre la parole durant le débat, le groupe de gauche, par la voix d’Anthony Civettini, a pointé l’écart entre les annonces et les réalisations présentées par la maire: "En 2021, vous annonciez multiplier par deux les investissements, les portant à 18 millions d’euros. Or vous en avez réalisé moins de 8,2 millions. En 2022, vous annonciez 15 millions; et en avez réalisé 11. Pour 2023, vous prévoyez 15 millions, ce qui est aussi irréaliste que pour les deux exercices précédents." Et l’élu communiste d’enchaîner: "Hormis les dépenses courantes, la poursuite du plan de rénovation des cantines et la rénovation du bâtiment Hermès, il n’y a rien." Dans la foulée, Olivier Andrau (PS) a estimé qu’une part des nouvelles recettes fiscales (Du fait de la décision de l’État de revaloriser les bases des taxes locales., ndlr) aurait pu servir à diminuer les taux de certaines taxes locales, ou soulager le pouvoir d’achat des ménages (baisse des tarifs de cantines, chèque énergie, gratuité des transports en commun). À l’inverse, il s’inquiète de la hausse annoncée des tarifs des services municipaux. Pour sa part, Hakim Bouaksa (EELV) a ironisé sur le fait que la ville embauche du personnel, alors que la maire avait annoncé vouloir réduire les effectifs communaux. Enfin Bouchra Reano a souhaité que les administrés soient consultés sur les choix de gestion, via les conseils de quartier, les CIL, les conseils citoyens …

"Incapacité à dépenser moins" - Intervenant ensuite, des élus de la majorité, écartés l’an dernier par Nathalie Bicais, n’ont pas ménagé leurs critiques. "Depuis deux ans, a brocardé Ali Gharbi, on nous annonce des orientations budgétaires avec des projets qui se voient différés aux calendes grecques (l’école en centre-ville) ou purement changer de nature (le pont devient tunnel et la cathédrale d’images se transforme en Cité bleue)". Guillaume Capobianco a lui estimé que la Ville n’est "pas obligée d’être à la remorque de l’État" (qui a augmenté les bases fiscales), et aurait pu baisser les taux. Il a également regretté "l’incapacité (de Nathalie Bicais) à dépenser moins", ainsi que "l’envolée des dépenses de personnel en achetant la paix sociale". Alain Boyer a lui aussi plaidé pour la réduction des dépenses de fonctionnement et des taxes locales. Même tonalité pour le premier adjoint Jean-Pierre Colin, désormais opposant: "Il va falloir rendre cet argent aux Seynois dans le prochain budget en baissant les taux, qui sont les plus hauts du Var." Il a aussi souligné le peu de réalisations municipales à voir le jour, considérant que l’effort d’investissement est insuffisant: "Nous ne sommes même pas à 15 M€ alors que la ville de La Ciotat - dont la sociologie est identique à la nôtre mais qui compte deux fois moins d’habitants -, affiche 30 M€ d’investissement."

"Beaucoup de mauvaise foi" - Pour le groupe Les Indépendants, Stéphane Lancellotta a noté un point positif: la diminution de la dette communale (passée de 117 millions en 2019 à 105 en 2022, avec un prévisionnel à 99 millions en 2023). Mais il a aussi estimé qu’"à un moment, il faudra se poser la question de la baisse de la fiscalité locale". Enfin Dorian Munoz (RN) a lui notamment déclaré que "la ville est dans l’incapacité de financer des projets, parce qu’elle est exsangue et que les approximations de gestion sont nombreuses". En clôture du débat, Nathalie Bicais a jugé qu’il y avait "beaucoup de mauvaise foi dans ces interventions", indiquant avoir répondu à tout ou partie de ces critiques dans son exposé liminaire. source: M. G. - var matin

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