Philippe Vergéladi : «Il n'y aura aucune excuse !»
rugby - fédérale 1

Photo : Magalie Ruffato - Philippe Vergéladi entame sa 10e saison à la tête de l'USS.
L'entraîneur des avants de l'US Seynoise entame sa dixième saison à la tête de l'équipe fanion. Un record qui ne semble avoir aucun effet sur lui. Malgré les années, il se montre toujours autant enthousiaste à l'idée d'entamer un nouveau championnat dont il en attend beaucoup après un dernier excercice qu'il juge comme un «semi-échec».
Dix ans comme entraîneur de l'équipe première, cela doit vous remplir de fierté?
«Bien sûr, même si cela déplaît à beaucoup de monde. L'important est de savoir se remettre en question, et d'être bien entouré. Tant que j'ai la confiance des présidents, de mon coentraîneur et ami Alain Oddo et que les joueurs adhèrent au discours, cela me suffit. Je suis toujours autant motivé. Ici, il y a un état d'esprit que l'on trouve nulle part ailleurs. On marche à la confiance et à la franchise. Cela me plaît. Et outre le fait que je sois seynois à 120%, il y a de rééls objectifs sportifs qui me donnent envie de poursuivre.»
Les frères Philibert ont parlé de finir dans les deux premiers du Jean Prat. Est-ce un objectif réaliste ?
«Tout à fait. Si je suis reparti, c'est que j'y crois. Je ne veux pas m'en aller sur un semi-échec comme ce fut le cas la saison dernière. Cette fois-ci, je pense que l'on s'est vraiment donné les moyens de réussir. Si on n'y parvient pas, nous n'aurons aucune excuse. Je laisserai ma place et je ferais tout mon possible pour aider mon successeur à réussir.»
Il y eu dix départs, six recrues et l'intégration de deux, voire juniors. Beaucoup de bouleversements, non ?
«Pas tant que ça. On a réduit le groupe qui est passé de 37 à 30 joueurs. Les recrues ont vraiment été ciblées à des postes où on a péché l'an dernier. Mais l'ossature du groupe n'a pas changé. On reste dans la continuité en apportant des nouveautés aussi bien au niveau de l'encadrement que dans la manière de fonctionner.»
C'est à dire ?
«On souhaite se montrer plus précis. Au niveau de la préparation physique déjà. On intègre les séances de musculation obligatoire avec un spécialiste dans ce domaine, Alain Laïeb. Ensuite, avec Fred Palmieri, le mois d'août sera consacré pratiquement qu'au physique ainsi qu'au travail de la défense. On attaquera les lancements de jeu qu'à partir du stage à Barcelonnette début septembre. Les entraînements seront différents aussi. Avec Alain Oddo, on tend un peu plus sur la précision, du travail spécifique et moins d'opposition.»
Le recrutement vous satisfait-il ?
«Oui. Les joueurs que l'on a choisi ont tous connu soit le Top 14, soit la PROD2. J'aurais espéré un trois-quart de haut niveau supplémentaire, mais pour diverses raisons, cela n'a pas pu se faire. Cependant, avec le groupe que je dispose, je ne peux pas me plaindre. Tous les postes sont doublés, voire triplés. On est complet dans toutes les lignes. De plus, les nouveaux semblent avoir «boostés» les anciens et les jeunes montrent les crocs. D'ailleurs, on leur donnera leur chance à un moment donné comme je l'ai fait avec Traversa, Capdeillayre ou Willem. Simplement, être joueur de l'équipe première à La Seyne, cela se mérite. Ce n'est pas un dût.»
Les nouvelles règles ?
Pour l'instant, la fédé n'a rien transmis d'officiel au club. La fédérale 1 a toujours fonctionné avec les mêmes règles que les divisions professionnelles. Il devrait en être de même cette fois-ci. Mais comme on n'a rien reçu,j'attends impatiemment de savoir pour l'intégrer à mes séances... même si j'ai déjà tout anticipé.»
Un mot sur vos adversaires ?
«Contrairement à ce que l'on peut dire, nous n'avons pas une poule facile. Bédarrides, Aubenas ou Chateaurenard, c'est du costaud. J'aurais préféré me retrouver dans la poule avec Aix, Nice, Marseille et Carqu'Hyères. Au niveau des déplacements cela aurait été plus confortable et les derbys vont me manquer.»
source: S.b. - Var Matin



