Le coeur de ville manque d'espace pour les commerces seynois
Le centre ancien ne dispose pas de surfaces assez grandes pour espérer attirer des enseignes nationales. Une donne qui pourrait bientôt changer

Le Casino de l'avenue Garibaldi, avec la librairie Charlemagne, sont les seuls commerces à dépasser les 300 m² dans l'hyper-centre.
Seulement trois. C'est le nombre de magasins qui dépassent les 300 mètres carrés en centre-ville. Il s'agit des supermarchés Casino et Ed sur les avenues Garibaldi et Gambetta et de la librairie Charlemagne sur le port. Cela représente moins de 0,5 % des cellules commerciales. C'est peu. Et surtout rédhibitoire pour espérer attirer des grosses enseignes nationales, gourmandes en espaces. Du rond-point du 8 mai jusqu'en haut de l'avenue Frédéric-Mistral, le nombre de grandes enseignes se limite à 64 sur les 460 commerces que compte le centre-ville. Le taux d'implantation ne dépasse pas les 10 % (9,95 % précisément au dernier recensement qui date du mois d'avril 2008. (Voir notre infographie page suivante).
Agrandir les locaux en les regroupant
Or la municipalité, pour valoriser et redynamiser le centre ancien, ne cache pas sa volonté de faire venir une grande enseigne culturelle. Des contacts seraient pris. Des rendez-vous déjà peut-être programmés pour l'automne. Alors quid de Virgin, la Fnac, Cultura ou autre ? Avant le nom, il faut trouver l'emplacement. « Le problème, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de grands espaces libres. Les trames foncières datent du XIXe siècle. Il y a beaucoup de murs porteurs et les surfaces dépassent rarement les 50 m² », explique Emmanuel Vanni, responsable du service marketing territorial.
Pour remédier à ce problème, une première solution consiste à agrandir les surfaces commerciales en prospectant pour racheter et remembrer plusieurs locaux contigus. C'est ce qui a été fait pour l'enseigne Marionnaud, place Laïk. Cela demande du temps. Une veille efficace et la possibilité pour la ville de préempter, au titre de la diversité commerciale, les surfaces mises en vente.
Créer une polarité commerciale
La deuxième possibilité serait d'implanter ces enseignes sur le site des anciens ateliers mécaniques où les grands « espaces vierges » existent. Mais avec le futur port de plaisance, les commerces, terrasses et le complexe cinématographique à venir, cette zone pourrait rapidement damer le pion au centre ancien. « C'est hors de question », prévient Philippe Mignoni, adjoint au commerce. « Nous ne voulons pas délocaliser le centre-ville. Et le développement d'une zone ne se fera pas au détriment d'une autre. Au contraire, l'idée est de mettre en place une polarité commerciale entre les deux secteurs et de les relier afin que les habitants puissent aller de l'un à l'autre facilement », ajoute l'élu. Un véritable défi.
source: O. Marino. - Var Matin


