La forêt n'a pas fait que des heureux

Photo : J. B.- M. Terruel et sa chienne ont ramené une poule faisane.
Sur les 170 chasseurs que compte l'association intercommunale de l'Ouest-Varois, une cinquantaine avait choisi de chasser hier matin en forêt de Janas. Et beaucoup étaient à pied d'oeuvre à 7 h pour être les premiers à débusquer les 160 faisans lâchés la veille par la société que préside Jean-Paul Ballotin.
Dès 9 h, Bernard Terruel et sa fidèle chienne étaient de retour à la voiture : « J'ai eu la chance de tirer un faisan très tôt. J'ai donc réussi mon ouverture. Je viens ici par tradition car je chasse plutôt à Puget-Ville. Mes collègues ne vont pas tarder à arriver ». Et lorsque chiens et gibier ont été ramenés à la maison, tous se sont retrouvés au Beausset pour un bon banquet.
Tous n'ont pas eu la chance de Bernard Terruel : Jean-Pierre Polloni, qui est tombé sur son voisin de bateau de la « Petite Mer », Gustave Fabre, n'a rien dans sa gibecière : « Chasser sans chien dans ces fourrés arides est bien difficile. Mais on prend l'air, on fait de l'exercice. »
Gustave, qui fêtera l'an prochain ses 80 printemps, et conserve une forme olympique, est bien d'accord : « J'ai perdu mon chien, Kiki, l'an dernier. C'était un fameux terrier qui n'avait peur de rien. Cette fois-ci, j'ai battu les collines en long et en large et je n'ai rien vu sauf un faisan qui venait de blesser un autre chasseur. Il faudra attendre le passage des ramiers et des grives pour se faire plaisir. »
Tous sont d'accord sur un point : la cohabitation avec les randonneurs et les vététistes se passe au mieux.
Et Gustave, interrogé par l'un d'eux sur les dangers potentiels d'une balade en forêt, de plaisanter : « Nous sommes prudents à La Seyne... », dit-il avant de repartir en courant presque comme un lapin. A ce propos, inutile de chercher des lièvres à Janas.
La maladie les a décimés il y a quelques années.
source: J. B. - Var Matin