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Nicky
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Date du message : mercredi 7 janvier 2009 à 00h11


Une adresse pour les SDF à l'accueil de jour du Relais

social: Rue Berny, les sans domicile fixe peuvent recevoir leur courrier, prendre un petit-déjeuner, une douche... La domiciliation s'accompagne d'un suivi social


Une adresse, c'est indispensable pour obtenir le RMI ou la couverture médicale universelle. Comme Elvis, de nombreux Seynois viennent chaque jour chercher leur courrier au Relais.
Pour les SDF, c'est une très bonne adresse. Rue Berny, l'accueil de jour du Relais leur ouvre ses portes de 9 à 12 h, tous les jours du lundi au vendredi et l'après-midi sur rendez-vous. Parce que la galère ne s'arrête pas au petit matin ou au printemps, ils trouvent là une foule de services qui peut les aider à surmonter les difficultés qui sont les leurs.

De bon matin, c'est d'abord un café chaud et un vrai petit-déjeuner qu'offre le Relais grâce à la générosité de « l'Arbre à Pain », une boulangerie seynoise qui lui fournit quotidiennement pains et viennoiseries, quiches et pizzas...

On s'assoit, on discute devant la porte pour la pause cigarette. On lit le journal. On peut prendre une douche chaude, téléphoner si besoin. Gratuitement.

Et puis surtout, on peut avoir une adresse pour recevoir du courrier. Indispensable pour prétendre au RMI ou à la CMU.

201 personnes domiciliées rue Berny

« La domiciliation c'est notre fonction principale, explique Valérie Guillemin, monitrice éducatrice. Avec une spécificité : cela suppose de la personne qu'elle accepte un suivi social. On la voit au moins une fois par mois, elle passe au minimum tous les quinze jours chercher son courrier. »

En 2008, 201 personnes étaient ainsi domiciliées rue Berny. Des hommes, des femmes, des jeunes et des moins jeunes, avec ou sans RMI : « on accepte tout le monde, sauf quand il y a des enfants à charge. Pour les familles, il y a d'autres services qui prennent le relais », poursuit Valérie Guillemin.

Depuis peu, après la douche et le petit-déjeuner, les habitués peuvent aussi laver et sécher leur linge pour 50 centimes. Mais il y a peu de demandes. « Soit les gens ont d'autres solutions, soit ils n'osent pas encore » note l'éducatrice.

Si les sans domicile fixe sont prioritaires pour l'accès aux services proposés, d'autres habitués en situation un peu moins précaire y ont aussi accès.

Les routards et les autres

« Nous recevons trois sortes de public, précise Valérie Guillemin. Il y a les anciens, qui ont été un jour domiciliés ici et qui reviennent parce que c'est devenu leur point de repère, où ils sont sûrs de croiser quelqu'un qu'ils connaissent. Ce sont souvent des gens qui seraient très isolés sans l'accueil de jour. Il y a aussi quelques personnes de passage, les vrais routards, mais ils sont peu nombreux. Et puis il y a tous les gens qui ont une vraie demande de domiciliation et de suivi social. »

Paradoxalement, ce n'est pas l'hiver que l'accueil est le plus fréquenté. « On a toujours un pic en été » note Valérie Guillemin. « Des gens qui galèrent à Toulouse ou à Lyon et qui préfèrent venir ici...»

L'an passé, l'accueil de jour a ainsi enregistré un total de 6 631 passages, tous motifs confondus.
source: C. M. - var matin

...cordialement...Nicky...