Message

Nicky
webmaster

Voir plus


Date du message : vendredi 16 janvier 2009 à 16h41


La lutte contre les souffrances au travail démarre à petits pas


On connaissait le slogan présidentiel « Travaillez plus pour gagner plus. » Les Varois, et plus particulièrement les salariés et les chefs d'entreprise, vont en découvrir un autre : « Le bien-être au travail, ça se gagne ! »

Ce slogan pourrait surprendre, s'il n'était accompagné de trois forts messages de prévention, adressés au personnel et aux employeurs : « Oser dire, savoir écouter, et prévenir ensemble. » Il n'est pas signé de Nicolas Sarkozy, mais du Comité départemental de la lutte contre les souffrances au travail. Par souffrances, entendez : harcèlement, stress ou encore violences.

Plaquette de prévention

La Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTE FP), associée aux partenaires sociaux (1), signe ainsi sa première campagne varoise de sensibilisation des acteurs du monde de l'entreprise, par le biais d'une plaquette. Soit tout juste un an après s'être constitué en comité.

Le but précis des trois groupes de travail, constitués autour de trois dominantes des risques psychosociaux (harcèlement, violences au travail et stress) : sensibiliser l'ensemble des acteurs de l'entreprise (2) à ces risques, notamment au travers de la formation.

Comment ? En pointant du doigt les conséquences pour les salariés et les employeurs, et en livrant des pistes de solutions - pas miraculeuses, mais plutôt constructives (lire l'encadré ci-dessous).

La loi requiert le bien-être

« Ces risques psychosociaux sont mal connus, autant par les employeurs que par les salariés », a souligné hier, lors d'un point presse, Gérard Rousseau, directeur adjoint de la Direction départementale du Travail. Or nul n'est censé ignorer la loi, et précisément celle du 17 janvier 2002, adaptée au sein du nouveau Code du travail : « Avec ce texte, la santé au travail est passée de la notion d'absence de pathologie à celle de bien-être physique, mental et social. L'employeur est désormais soumis à l'obligation d'intégrer les risques psychosociaux dans l'évaluation des risques de l'entreprise ». Or, « ces risques, à effet différé, sont encore moins connus et moins évalués que les autres », ajoute Gérard Rousseau. « Cela ne se voit pas, les conséquences ne sont pas immédiates, cela est difficile à traiter », explique-t-il. Il ne cache pas « la complexité de ces facteurs psychosociaux, non quantifiés statistiquement, et aux causes multiples ».

« Le Var pas mal loti »

Tout au long de leurs travaux, les membres du comité ont pris soin de « ne pas stigmatiser l'entreprise ».

Gérard Rousseau et Gérard Cerruti, président de l'UPV, estiment d'ailleurs que « le Var n'est pas un département mal loti sur ce plan-là ». Mais sans données chiffrées, et sans communication d'un état des lieux précis des trois groupes de travail, il semble difficile de s'en convaincre.

Les médecins du travail attestent d'une montée en puissance des consultations : « Le temps de consultation augmente, et sur douze personnes rencontrées en une demi-journée, deux abordent le volet de la souffrance au travail », constatent Dominique Guffond et Annie Choquet.

1. L'Union patronale du Var (UPV), l'Union professionnelle de l'Artisanat, les syndicats professionnels et des salariés, la médecine du travail, les inspecteurs du travail, les ingénieurs de la Caisse régionale d'assurance-maladie, le conseil général.

2. Les chefs d'entreprise, les cadres, l'encadrement intermédiaire, les salariés et les acteurs de l'environnement de l'entreprise.
source: var matin

...cordialement...Nicky...

Message

TEISSEIRE ROBERT
Visiteur


Date du message : samedi 17 janvier 2009 à 18h54


La responsabilité des employeurs dans les dégats causés a la santé des salariés est écrasante.
On doit ajouter au sombre tableau des maladies professionnelles
la croissance phénoménales des problémes de santé ne faisant l'objet d'aucune recherche sur leurs origines.telles que stress,pression psychologique,insomnie,nervosité,etc..
La France est le pays europeen ou le taux de suicide est le plus élevé 11.000 décés par an.
il est vrai que cette hécatombe est beaucoup moins mediatisée
que les accidents de la route et ne font l'objet d'aucune poursuite et 2009 sera une année noire avec une multitudes de plans dits sociaux.
Un scandale de plus

Robert TEISSEIRE

Message

sagamore
Admin - Forum UL CGT

Voir plus


Date du message : dimanche 18 janvier 2009 à 20h50


Exact, Robert.
Pressions sur les objectifs, rendement, chronomètres, "briefings", "debriefings", chantage a l'emploi, promesses de CDI si pendant "tes 2 mois de CDD tu te donnes a fond", amiante, substances chimiques, etc. etc...
"Le Var n"est pas mal loti" dit l'UPV ???
Manque pas d'air...

Plus tu pedales moins fort, moins tu avances plus vite !!

Message

TEISSEIRE ROBERT
Visiteur


Date du message : lundi 19 janvier 2009 à 09h09


Je précise un point bien ,le medef organise l'invisibilité sociale et bénéficie de réseaux d'appui parmi les autorités politiques pour empêcher les instituutions de se doter de moyens et d'outils d'évaluation efficaces.
Combien de décés ,ou maladies seraient directement imputés au management libéral des entreprises?
Cerise sur le gateau "si je peux le dire" responsable ,mais ils seront exonérés des coûts qui ne seront jamais imputés aux branches accident du travail et maladies professionnelles de la sécurité sociale...

Robert TEISSEIRE