Message

Nicky
webmaster

Voir plus


Date du message : vendredi 30 janvier 2009 à 04h01


Pollution chimique de la rade : 6 500 entreprises identifiées


Photo : Éric Estrade - La rade est concernée au premier chef par cet accord-cadre qui prévoit un bilan dans cinq ans.
Mercure, ciments, trichlore, fioul, cadmium... Même s'il faudra du temps, beaucoup de temps, pour que les fonds de la rade soient propres, il n'est jamais trop tard pour vouloir bien faire.

Les autorités locales, Toulon-Provence-Méditerranée, la Chambre de métiers et de l'artisanat, la Chambre de commerce et d'industrie et l'agence de l'eau ont signé, hier matin, à l'Institut de promotion et de formation aux métiers de la mer un ambitieux accord-cadre « pour la réduction des pollutions non domestiques dispersées sur l'agglomération toulonnaise ».

Pas seulement les industries lourdes

« Avec cette signature, nous mettons fin à un manquement flagrant qui a duré bien trop longtemps », observe sans langue de bois Gilles Vincent, vice-président de TPM en charge de l'environnement. En reconnaissant que comme les autres, lui-même en tant que maire de Saint-Mandrier n'a pas jusque-là accordé à ce dossier l'importance qu'il méritait.

« Jusque-là, les maires devaient signer avec les industriels rejetant ces produits une convention. Or il n'y en a que très peu... » Une cinquantaine dans toute l'agglomération selon Gilles Vincent, alors qu'une première phase d'identification a permis de retenir... 6 500 établissements pour qualifier et quantifier plus précisément leurs rejets.

Si l'on pense tout de suite aux industries lourdes, et évidemment à la Marine, les blanchisseries, hôpitaux, garages, restaurants ou encore... cabinets dentaires peuvent également être concernées.

« Il ne s'agit pas de montrer du doigt les entreprises, prenait soin de préciser Philippe Bartier, vice-président de la CCIV. Une grande majorité d'entre elle n'émet qu'une pollution diffuse, souvent sans même en avoir conscience. »

Soutien technique et financier

Assorti d'un budget total de 2,6 millions d'euros sur cinq ans, l'accord prévoit trois volets principaux. Le premier, l'amélioration des connaissances, a déjà débuté avec l'identification des 6 500 établissements émetteurs de rejets.

Ces rejets seront ensuite encadrés par la mise en place d'AMR - autorisations municipales de rejets - éventuellement assorties de conventions spéciales de déversement (intégrant les conditions techniques voire financières du rejet).

Enfin, et surtout, un soutien technique - et financier - sera apporté aux actions individuelles ou collectives visant à prévenir les pollutions (acquisition d'ouvrages épuratoires, chartes de bonnes pratiques, systèmes de collecte adaptés...).

« Dans l'aire toulonnaise, grâce au contrat de baie et aux stations d'épuration aux normes, on peut estimer globalement satisfaisant le traitement des eaux usées, même si l'on peut toujours mieux faire, constatait ainsi Gilles Vincent à l'heure de signer. Le conseil scientifique attire désormais notre attention sur le problème de la pollution chimique en amont. »

Yannick Galvin, responsable du service littoral de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, rappelait les « immenses enjeux » en la matière, et précisait qu'en signant cet accord, « TPM faisait office de précurseur en la matière. » Vu l'état des fonds de la rade, le cheminement vers la pureté sera par contre sûrement plus long ici qu'ailleurs...
source: Philippe Zamari - var matin

...cordialement...Nicky...