Sophie Scharbook, toujours retenue en Algérie malgré l'arrêt de la Cour suprême

Photo : DR - Sophie Scharbook est cachée par sa grand-mère maternelle en Algérie depuis presque quatre ans maintenant. Ce cliché, issu de la presse algérienne est la seule photo récente dont dispose la famille seynoise.
Un an tout juste. Le 13 février 2008, la Cour suprême algérienne rendait un arrêt confirmant tous les jugements précédant qui dévoluaient à Jacques Scharbook la garde de sa fille Sophie, enlevée par sa grand-mère maternelle juste après le décès de sa maman, en mars 2005.
Pourtant, la petite fille, Française (née à La Seyne) aujourd'hui âgée de sept ans, n'a toujours pas revu son papa, malgré la décision de la Cour suprême, malgré les multiples interventions de ministres du gouvernement français, malgré les efforts, sur place, du consulat d'Oran et de l'ambassade à Alger et malgré les démarches innombrables de son papa et de sa famille seynoise.
En décembre dernier, Jacques Scharbook avait même été reçu par le président de la République française. Comme le confirme son chef de cabinet dans un courrier adressé à Jacques Scharbook début février, Nicolas Sarkozy s'est engagé à « contacter personnellement le ministre algérien de l'Intérieur, dès que les circonstances le permettront ».
Une décision pas appliquée
Un an après la décision de justice qui aurait dû mettre fin à son calvaire et à celui de Sophie, qui vit cachée et n'est pas scolarisée, Jacques Scharbook se demande ce qu'il peut faire de plus pour que la décision de la justice algérienne et les accords bi-nationaux concernant la recherche d'enfants entre les deux pays soient appliqués.
Oscillant entre colère et amertume, il refuse de s'abandonner au désespoir, mais le doute s'installe. Ecartant l'idée que Sophie puisse servir de monnaie d'échange, Jacques Scharbook en vient tout de même, aujourd'hui, à se demander si la résolution de son problème ne dépend pas d'autres affaires en suspens entre la France et l'Algérie, « des dessous qui m'échappent, qui bloquent la situation ».
Plus le temps passe, plus la question lui trotte dans la tête. Comment pourrait-il en être autrement ?
source: Caroline Martinat - var matin



