USS : le SOS des frères Philibert

Photo : S.B.
Olivier Philibert et son frère sont prêts à lâcher l'US Seynoise si les collectivités ne les aident pas à combler un déficit de 80 000 euros.
Les frères Philibert qui sollicitent une entrevue à Var-matin ? L'affaire est forcément sérieuse car les frangins présidents qui travaillent depuis deux ans au bonheur de l'US Seynoise n'ont pas l'habitude de faire dans le tapage et le médiatique. On imagine alors qu'à la veille des phases finales du championnat de France qui pourraient permettre à l'USS d'accéder bientôt à la pro D2, ils n'ont aucune visibilité ni garanties financières pour éventuellement jouer le coup à fond. Et veulent en alerter les collectivités...
Et bien non, s'il survenait, ce retour en pleine lumière du vieux club de la Mecque ne les inquiéterait pas vraiment car ils ont anticipé cette possibilité et reçu des garanties.
Non, leur soucis est bien plus grave car immédiat: ils vont devoir répondre le 14 mai d'un déficit sur l'exercice présent devant la DNACG...
Manque à gagner de 80 000 euros
Non pas un trou réalisé pour une gestion dispendieuse ou simplement hasardeuse. Un manque à gagner de 80 000 euros qu'ils peuvent parfaitement expliquer : «notre budget prévisionnel traduit les promesses des collectivités et les engagements des partenaires. Malheureusement, cette année, nous nous sommes heurtés à un changement de règles en cours de saison. La baisse de subventions du conseil général de l'ordre de 20% plus, celle de la mairie de la Seyne de 7% et le désistement de quelques partenaires nationaux importants représentent un différentiel de 120 000 euros sur notre budget d'1 M. Alertés dès janvier, nous avons réduit nos dépenses et réussi à économiser 40000 euros mais il nous manque encore 80000 aujourd'hui et nous allons devoir convaincre la DNACG que nous allons redresser la situation, preuves tangibles à l'appui.Aujourd'hui nous lançons donc un appel au secours des collectivités afin qu'elles nous aident à régler ce problème qui n'est pas d enotre fait» explique Olivier Philibert.
Ces mêmes collectivités qui ont été alertés par courrier voilà une dizaine de jours, entendront-elle ce SOS ?
Il faut l'espérer car il en va du devenir du club. «Aujourd'hui, nous sommes à la croisée des chemins.Où notre démarche est suivie d'effet et tout repart ou elle ne l'est pas et nous démissionnons car nous ne sommes pas là pour végéter.»
Rappelons là que l'USS aujourd'hui, c'est 300 enfants à l'école de rugby dont 50% issus des cités, des équipes Reichel, B, et 1re qualifiées pour les 8es de finale du championnat de France, bref, un club florissant en terme de licenciés et de résultats...
C'est sans doute bon de le répéter avant de risquer de tout foutre en l'air pour 80 0000 euros. Ce qui , ne nous y trompons pas est bien en balance aujourd'hui.
Car, quand les frères Philibert affirment : «on ira jusqu'au bout !», on peut malheureusement les croire : ils ne sont pas du genre à parler pour ne rien dire ou à brasser du vent...
source: Philippe Bersia - var matin



