La Seyne - Toulon - Sainte-Musse : le futur hôpital se dévoile peu à peu

Photo : M. Ruffato
Devant le bâtiment destiné à recevoir les spécialités de médecine, chirurgie et obstétrique, le maire, Hubert Falco, président du conseil d'administration du CHITS a remercié les entreprises « pour le respect des délais ».
Deux étapes importantes ont été franchies, hier, sur le chantier du nouvel hôpital de Sainte-Musse. La première a été la fin du gros oeuvre, engagée il y a de cela dix-huit mois, et marquant la naissance de la structure en béton des quatre bâtiments (150 000 m2 de plancher), dont celui dédié à la médecine, la chirurgie et l'obstétrique (MCO).
La seconde a été l'adoption, dans la matinée, à une très large majorité, du projet médical sur les cinq ans à venir.
Michel Perrot, directeur du centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (CHITS), présidé par le maire Hubert Falco, secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, a défini ainsi ce que sera « à partir de 2012, avec l'ouverture de l'hôpital Sainte-Musse, la nouvelle organisation de l'offre de soins sur le territoire de l'Ouest Var ».
Un établissement « pivot », au plateau technique lourd, regroupant les sites toulonnais Font-Pré et Chalucet, et avec deux établissements dits « associés », l'hôpital George-Sand à La Seyne-sur-Mer et celui de Clemenceau à La Garde.
« On est à l'heure »
À deux ans de l'ouverture du nouvel hôpital de Sainte-Musse d'une capacité de 700 lits, susceptible, si le besoin s'en ressentait, de tendre vers une capacité potentielle de 784 lits, le chantier maintient sa vitesse de croisière. « On est à l'heure. Il n'y a pas de retard », s'est réjoui Hubert Falco. Il en a profité au passage pour remercier « le respect des délais » par le groupement d'entreprises - Dumez Méditerranée et Travaux du Midi Var, filiales du groupe Vinci Construction France, représenté, hier, par son président Jean Rossi, ainsi que l'entreprise Senec. Le ministre, à l'issue de la visite de l'établissement, notamment du principal bâtiment MCO réalisé sur cinq niveaux, et comptant plus de 3 600 pièces, a été sensible à la qualité architecturale l'accueil, la présence des volumes, et « la luminosité présente partout » Il s'est gardé de faire de « l'autosatisfaction ». Tout en remerciant l'ensemble des personnels à pied d'oeuvre sur ce chantier, il a conscience que l'on n'en est qu'à mi-parcours. « Il faut continuer à travailler. Ce n'est pas terminé. J'espère que l'on tiendra les délais, et du second tube, et de l'hôpital », a-t-il précisé.
Ouverture fin 2011 avec le second tube
Prévue à la fin 2011, l'ouverture de « cet hôpital du Var », le « deuxième pôle public avec Sainte-Anne destiné aux Varois et Varoises », financé à hauteur de 300 millions d'euros, coïncide, non sans hasard, avec une « date importante » : celle de « l'ouverture du second tube de la traversée souterraine ».
« Si notre projet se situe à l'est de Toulon, avec le second tube, on traversera la ville en une dizaine de minutes d'est en ouest, et d'ouest en est », a commenté M. Falco.
Le gros oeuvre se terminant, les corps d'état techniques et secondaires sont désormais à pied d'oeuvre, et ce déjà, depuis six mois, dans l'ensemble des bâtiments. Les personnels du CHITS vont commencer à se l'approprier. Intégrer l'organisation de l'offre de soins, les équipements financés à hauteur de 30 millions d'euros, et de la logistique au sein du bâtiment : une étape cruciale. Philippe Fevrier, ingénieur chargé de l'opération nouvel hôpital Sainte-Musse au CHITS, et Jacques Malavaud, en charge de la partie organisation, vont jouer cette interface entre les personnels et les entreprises.
source: C. P. - var matin



