Les CIL signent leur charte pour mieux vivre leur ville

Photo : Photomontage Magali Ruffato
Rassemblement des responsables de CIL, hier à l'hôtel de ville, en présence d'élus seynois, dont les adjoints de quartiers (au dernier rang).
Les représentants des Comités d'intérêt local ont paraphé un texte dans lequel la mairie s'engage à les consulter, en matière d'urbanisme.
C'est « une sorte d'engagement » et une vraie reconnaissance. Les Comités d'intérêt local (CIL) ont été reçus hier de manière solennelle, dans la salle de réunion qui jouxte celle du conseil municipal, pour signer une charte sur laquelle ils travaillent depuis plusieurs années.
Rappelant la génèse de ce travail, Jean-Claude Bardelli, président du CIL des quartiers ouest et sud, a déclaré, « nous savons qu'il n'est pas facile de faire grandir une ville de façon harmonieuse ». Mais « la trop grande promiscuité dans certains quartiers nous a conduits à nous organiser en collectif ». Un euphémisme.
Urbanisme et mal-vivre
La toile de fond de cette charte, c'est la poussée d'immeubles au milieu de quartiers pavillonnaires et le mal-vivre que cette transformation a provoqué auprès des habitants. Andrée Patiès, du CIL des Mouissèques, fut la cheville ouvrière de ce mouvement de fédération. La présence collective de ces hommes et femmes, au côté du maire Marc Vuillemot, marque la reconnaissance de leurs revendications, leur travail de terrain. Et de leur représentativité.
« Je prends l'exemple de l'avenue Esprit-Armando, pour laquelle nous réfléchissons à un sens unique », détaille Andrée Patiès. « La décision sera prise avec les services techniques [de la ville]. Avant, cette collaboration n'existait pas ».
Pour le CIL du quartier du Gai Versant, Pierre Matrullo enfonce le clou. « Le quartier est profondément bouleversé par l'urbanisation. Les infrastructures sont inadaptées, c'est impossible à récupérer. On s'est donné beaucoup de mal pour connaître l'avis des habitants... et nous cherchons des solutions pour améliorer la qualité de vie ».
Une volonté soutenue par les élus présents, dont Claude Astore, en charge de la révision du plan local d'urbanisme (1). « La zone UA, la plus permissive, sera considérablement réduite ». Mais elle existera toujours, pour permettre « aux dents creuses » de ne pas avoir tout perdu. En clair, le propriétaire d'une maisonnette, qui vit à l'ombre de deux immeubles, pourra encore vendre dans des conditions correctes.
Charte positive
Dans le détail, la charte reprend les dispositions légales existantes et affiche ses bonnes intentions. « Nous apprécions cette charte, décline Pierre Matrullo, c'est un tissu de bonnes intentions. Auparavant, elles existaient de manière implicite. L'équipe municipale a le courage de les rendre explicites ». Ainsi, les responsables de CIL ne perdent pas de vue leur volonté d'exercer « une pression sur la mairie, pour défendre les habitants ».
1. La révision du plan local d'urbanisme devrait aboutir en 2011.
source: Sonia Bonnin - var matin


