Le fort Napoléon retrouve son été cubain

Marie-Hélène Jimenez Perez et Norma Nava-Aubert en pleine installation de l'exposition
photo. Delphine Gonzalez
Salseras y salseros, curieux et voyageurs, réjouissez-vous. Dans quelques jours, Cuba redébarque au fort Napoléon.
Voilà déjà 11 ans que l'association « Bayamo » se démène pour le festival éponyme, unique en France par son côté innovant, mais surtout parce que tous les artistes invités sont de « vrais » Cubains. Et des grands noms du genre : Manolito y su Trabuco, Monica Mesa, Caña Santa ou encore Klimax.
Mais plus qu'une série de concerts, c'est une invitation à découvrir la culture si riche de l'île « melting-pot ». Et pas seulement en vous déhanchant au rythme des rumbas, timba et autres salsas.
Un festival à dimension humaine
Pour symboliser cette fête forte en histoire et en identité, on n'a pas trouvé de cadre plus magique que le fort Napoléon. Depuis une semaine déjà, on s'y affaire pour installer gradins, scène et affiches. « La configuration technique nécessite une bonne organisation, vu que nous ne sommes qu'une toute petite équipe de cinq bénévoles » souligne Marie-Hélène Jimenez Perez, la directrice du festival. Aujourd'hui membre active de « Théâtre Europe », l'ancienne directrice des affaires culturelles de La Seyne a aussi été à l'origine du projet de cirque contemporain « Janvier dans les étoiles ».
Elle se montre satisfaite de la popularité du festival. « Il s'agit maintenant d'un public fidélisé de connaisseurs. De toute manière, la capacité d'accueil limitée de l'espace (800 personnes) rend la proximité public-artiste obligatoire : un échange fabuleux ». Du reste, le prix accessible des concerts (15 euros par soirée) et les activités gratuites en font un évènement culturel plutôt accessible.
Au-delà des clichés
Dès lundi, vous pourrez ainsi découvrir dans les douves du fort les photographies d'Ariel Arias. Un indépendant qui tente de montrer avec justesse la vie quotidienne de son pays, « un ailleurs fait de naturel, d'humanisme ». Autour de repas ou de cafés, des conférences audiovisuelles permettront d'échanger, de se débarrasser des préjugés pour tenter de se rapprocher de cette Cuba authentique. Sur l'île, Bayamo est le nom de la ville, symbole de la résistance aux Espagnols.
Le festival, plusieurs fois déménagé, a lui-même survécu aux problèmes logistiques et à la crise économique.
Reste à voir qui résistera à l'assaut des congas...
source: Sarah Bosquet - var matin


