Le tri sélectif, un devoir de vacances pas si compliqué

La conférence de presse pour le lancement de l'opération a été suivie d'une rencontre avec les estivants du camping Buffalo. photo: MAGALI RUFFATO
Let's all recycle together : « tous unis pour le tri », c'est plutôt facile à traduire. Mais le principe s'applique-t-il en vacances ?
Une urgence dans le Var : le département accueille chaque été 100 000 habitants supplémentaires, soit une augmentation de 18 % du tonnage d'ordures ménagères.
Le Sittomat (Syndicat mixte intercommunal de transport et de traitement des ordures ménagères de l'aire toulonnaise) a donc pris le taureau par les cornes. Pour la deuxième année consécutive, la structure organise une grande opération de sensibilisation.
Pour le lancement, le choix s'est porté sur le camping Buffalo, idéalement situé dans la forêt de Janas : 150 emplacements à deux pas de la mer. Accompagnés du chant des cigales, les jeunes ambassadeurs du tri ont distribué le petit « guide du tri », édité en cinq langues (italien, espagnol, néerlandais, anglais et allemand).
Quid des bonnes habitudes ?
Dans le kit distribué, on trouve aussi des objets publicitaires et surtout des sacs de précollecte. 313 000 sacs, bien utiles car la plupart des touristes est en général à la recherche de repères. Parfois, ce sont juste les codes couleurs des containers qui changent. Et oui, les différents types de collecte n'ont toujours pas été harmonisés au niveau national.
« Ne trouvant pas les containers, on avait déjà commencé à trier les déchets par nous-même » explique la famille de Sandrine, venue du Havre il y a quelques jours.
De bonnes habitudes pas toujours emmenées dans la valise des vacances, faute de motivation ou d'information.
« Chez nous, le tri, c'est devenu évident », raconte Christine, une Hollandaise habituée des lieux. « J'avais l'impression que dans le sud de la France, cela se faisait moins. »
Peut mieux faire
Destination phare pour le tourisme, « le Var reste à la traîne en ce qui concerne le tri sélectif et le développement durable en général », souligne Vincent Ochier, responsable sud-est de la société Éco-emballage.
« Nous avons amélioré nos performances, avec une augmentation de 4 à 5 % des déchets recyclés chaque année. Nous devons maintenant atteindre le chiffre de 75 %, fixé par le Grenelle de l'environnement », admet le président du Sittomat, Jean-Guy Di Giorgio. « Nous aussi, nous voulons un département propre », ajoute-il.
Les 130 jeunes ambassadeurs employés par l'association d'insertion Crock'can seront présents tout l'été dans les campings, sur les marchés et les plages... Plus d'excuses donc pour les « consommateurs de vacances » : information il y aura. Quant au fameux guide, on a vérifié : il est bien en papier recyclé.
Savoir +
www.sittomat.fr
source: Sarah Bosquet - var matin


