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Nicky
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Date du message : mercredi 15 septembre 2010 à 04h14


Bus : la fréquentation progresse dans l'ouest-Var


Prendre le bus ou la navette maritime revient nettement moins cher, surtout depuis la mise en place d'un tarif unique sur l'ensemble du réseau TPM. photos: Dominique Leriche
Le bus serait-il en passe de détrôner la voiture ? Les habitants de l'agglomération seraient-ils en train de changer leurs habitudes ? Des chiffres le prouveraient et pourtant les embouteillages ont encore la dent dure...

Alors, excès d'optimisme dans les rangs de la commission Transport à Toulon-Provence-Méditerranée ? Son président, Yannick Chenevard ne s'y hasarde pas. Il s'en tient à la réalité du terrain. Et aux chiffres qui ne mentent guère. « Nous sommes en train d'augmenter la fréquentation. À la fin de cette année, nous devrions atteindre les 26 millions de voyageurs contre 18 millions en 2002 ».

Une mesure de référence

Cette explosion du nombre de voyageurs se reflète dans les conclusions des études du Cete d'Aix-en-Provence, la mesure de référence du ministère de l'Environnement. « En 2009, la part de l'automobile dans l'agglomération toulonnaise a diminué, passant de 65 % à 60 %. On reste dans un cercle vertueux », commente l'élu à la tête du premier budget de l'agglomération avec plus de 100 millions d'euros.

Y aurait-il un effet de la crise ? Prendre le bus revient certes nettement moins cher que faire son plein d'essence. Et la mise en place « d'un réseau à tarif unique, voulu par Hubert Falco, le président de Toulon-Provence-Méditerranée », a joué les séductrices, notamment sur des lignes comme Toulon-Hyères où il fallait à l'époque débourser plus de 5 euros... « Même s'il y a eu un effet crise, il a peu influé sur le volume de fréquentation », estime Yannick Chenevard.

Au-delà de la forte progression du nombre de voyageurs, vient se greffer une volonté de proposer un équipement moderne adapté. La priorité est qu'il ne « peut pas y avoir de développement de l'agglomération sans développement de ses capacités de transport », explique Yannick Chenevard.

Des parkings prévus

Le parc se classerait comme « un des réseaux le plus jeune au niveau national avec une moyenne d'âge d'à peine cinq ans. » Une partie du parc, soit 173 bus, a été renouvelée. Celui-ci, non polluant, répondant aux normes européennes, s'engage pour l'environnement. 2 011 verra d'ailleurs l'arrivée de dix-huit minibus, dont neuf seront électriques.

Quant au réseau maritime, il surfe sur la voie du succès. C'est « le premier de France avec 2,2 millions de voyageurs par an, pour 123 kilomètres de parcours », explique Yannick Chenevard, plutôt « content » de voir qu'à La Rochelle, à Lorient, à Brest, et même à Marseille, on s'y intéresse de près.

Pour donner envie de prendre le bus, faut-il encore créer des « correspondances » avec les automobilistes. C'est l'ambition des parcs relais. « Nous allons avoir avant 2 014, 5 716 places de stationnement en place relais autour de Toulon », annonce Yannick Chenevard. Celui dit de La Panagia à Ollioules, en limite de la sortie ouest de Toulon, à hauteur de La Beaucaire, proposera une offre de stationnement de 290 places en 2011.

Ceux qui joueraient la carte du bus seraient-ils, alors, de bons citoyens écolos ? Oui, si l'on en croit un comparatif : « Un bus équivaut à 40 à 50 voitures qui roulent en moins », précise Yannick Chenevard. La conclusion semble évidente : « Moins il y a de voiture, moins on pollue. » À méditer...
source: c. P. - var matin

...cordialement...Nicky...