La forêt du fort Napoléon : un espace naturel sensible

Pour la partie de la forêt gérée par la ville, c'est l'association d'insertion « Tremplin » qui intervient principalement pour débroussailler et nettoyer. Si les différents services municipaux travaillent de concert, l'entretien de la forêt reste problématique sur les parcelles privatives. photo: Dominique Leriche
La commune procède au nettoyage et au débroussaillement de cette zone boisée jonchée de détritus.
Qu'est-ce qui est vert, qui entoure l'un des plus beaux monuments de la ville et qui représente un vrai casse-tête pour son entretien ? La forêt du fort Napoléon !
Depuis plusieurs semaines déjà, l'adjoint de quartier centre-est, Martial Leroy, constate que certains coins de la forêt sont sales. Des détritus en tout genre, pas mal de canettes, mais aussi des matelas, et même une gazinière ! En contrebas de la route qui mène au fort, le débroussaillage en est resté au stade de la théorie...
Voilà qui fait tache dans ce bois, classé en grande partie « espace naturel sensible ».
Un entretien hebdomadaire
« C'est inadmissible. Les gens prennent la forêt pour un dépotoir ! Et ces herbes hautes, tous ces arbres tombés qui ne sont pas ramassés, ce n'est pas possible. Il suffit qu'un gamin balance un mégot et tout s'embrase », déplore Martial Leroy.
Le problème, c'est que l'entretien de la forêt relève de plusieurs compétences. Environ 10 hectares de forêt appartiennent au conseil général, lequel a délégué l'entretien par convention à la ville de La Seyne. Quelques hectares en bordure de voirie et d'habitations sont privés.
Sur la partie qui relève de la gestion communale, le service des espaces verts intervient régulièrement aux côtés de l'association d'insertion « Tremplin ».
Les propriétés privées non débroussaillées
« Tremplin » s'occupe principalement du débroussaillage (20 mètres autour des voies) et du nettoyage du site. « Nous travaillons depuis trois ans sur ce site en particulier et au Mont-des-Oiseaux. Une fois par semaine, une équipe de six personnes, plus le chef de chantier, entretiennent la forêt », explique Jean-Noël Arroud-Vignod, directeur de « Tremplin ».
L'ennui, c'est que le service des espaces verts et « Tremplin » ne peuvent intervenir que sur le territoire qui relève de leur compétence. Du coup, le nettoyage s'arrête en limite de propriété privée... « Le souci, c'est que sur des parcelles où il n'y a pas d'habitation, les propriétaires ne sont pas tenus de débroussailler. Mais la ville est responsable de la sécurité du site. On va être obligé de demander l'autorisation aux propriétaires de nettoyer leurs terrains, ce qui est totalement incohérent », conclut Jocelyne Léon, adjointe à la sécurité.
source: M. V. - var matin







