Un trafic de cannabis démantelé à La Seyne

Les dealers interpellés, des habitants du quartier Berthe, sont connus des services de police et ont déjà été condamnés pour des faits similaires.
Hier, trois hommes ont été présentés au parquet de Toulon, puis à un juge d'instruction. Un petit commerce florissant a été démantelé cette semaine par les policiers seynois. Mardi après-midi, ils faisaient une descente dans une tour du quartier Berthe, le Messidor A1.
Hier après-midi, après 96 heures de garde à vue, trois hommes de 25 à 49 ans ont été présentés au parquet de Toulon, puis à un juge d'instruction.
Ils sont soupçonnés d'avoir organisé un système de vente de cannabis, particulièrement bien huilé : « Chacun avait son rôle à jouer », détaille le commissaire Jean-Claude Chautrand.
Horaires d'ouverture
« Le rabatteur traîne dans la cité, à l'affût du client. Le vendeur est dans l'immeuble, hors de vue. Il prépare la quantité voulue. Le guetteur faisait le contact ». La transaction avait lieu entre le 2e et le 3e étage de la tour, dans un couloir.
« En gros, nous estimons qu'ils passaient 600 euros par jour en trois heures de vente », chiffre le commissaire. « Au tarif de 20 euros, la barrette de cannabis ».
Selon le policier, « la petite affaire marchait bien. Ce n'était pas un supermarché, mais une moyenne surface » !
Avec des horaires d'ouverture, « de 17 h à 20 h ».
Pendant les perquisitions, les enquêteurs étaient « appuyés par un dispositif musclé, pour être dissuasif ». Bilan des saisies : 1,3 kg de cannabis, 600 euros en liquide, plus des talkies-walkies, « ça laisse moins de traces que des portables ».
Exemplaire
Les policiers du commissariat ont réalisé « un gros travail de surveillance » depuis l'été dernier. Le trafic aurait débuté fin 2009.
Une information judiciaire a été ouverte, car les enquêteurs cherchent encore à remonter la filière d'approvisionnement.
La 4e personne interpellée mardi aurait mis son appartement à disposition, pour stocker la marchandise.
Selon Jean-Claude Chautrand, « l'affaire est exemplaire dans le sens où elle montre une réalité quotidienne de la cité ». Selon lui, « ce n'est pas sécurisant pour les habitants. Alors c'est bien, car ils voient que les flics font quelque chose ».
source: Sonia Bonnin - var matin