TPM devrait "acter" le Bus à haut niveau de service début 2011

L’agglomération s’apprête à choisir son futur Transport en commun en site propre (TCSP). Sauf incroyable surprise, ce ne sera pas un tramway, mais un Bus à haut niveau de service (BHNS) qui verra le jour en 2014. Explications de Yannick Chenevard, vice-président de TPM en charge des transports
Quelles sont les problématiques du dossier TCSP dans l’agglomération ?
Nous habitons dans une agglomération de 420 000 habitants avec un grand pôle universitaire à l’Est et un pôle mer à vocation mondiale à l’Ouest, qui vont générer de plus en plus de déplacements. Les transports en commun sont essentiels. L’affluence sur le Réseau Mistral est en forte augmentation, mais ça ne suffit pas. Un TCSP est aujourd’hui nécessaire pour compléter l’offre des bus, transporter un maximum de personnes d’un point A à un point B, en site propre et en un minimum de temps.
Quel est le calendrier de ce TCSP ?
Géographiquement, nous devons composer avec un petit sillon de terre entre la mer et la montagne. Jusqu’alors nous n’avions pas de voie de contournement routier. Avec l’ouverture du tunnel en 2013, nous aurons notre périphérique souterrain. La circulation diminuera en surface et le TCSP pourra alors voir le jour sur son premier tronçon. Une ligne de 9 km et 17 stations qui reliera l’université de La Garde à la fac de droit. Le président de TPM Hubert Falco nous en a fait la commande pour 2014. Il sera donc prêt dans quatre ans.
Quid du deuxième tronçon, du centre-ville de Toulon à La Seyne ?
Le second tube ouvert, cela libérera une voie et demie en surface. En 2014, nous pourrons donc attaquer les travaux du deuxième tronçon sur les grands axes, notamment sur le boulevard de Strasbourg. Pour l’instant, on ne peut pas y toucher : ça casserait la dynamique économique. L’ouverture de la ligne 1 dans sa totalité est ainsi envisageable à l’horizon 2020. Un TCSP sur deux passera alors par la gare, avec un système de « fourche » au niveau du bas de la rue François Fabié.
Où en sont les travaux ?
Beaucoup a déjà été fait, du pont à la nouvelle place à Saint-Jean-du-Var, en passant par les 600 expropriations sur les 18 km de la ligne 1. Aujourd’hui, il n’y a pas de projet en Europe qui ait nécessité une telle mécanique d’acquisition foncière. Une mécanique qui sera achevée à la fin de l’année. Mais il reste du travail, que cela soit pour les infrastructures, les stations ou les parkings relais.


