Des équipements de pointe à l'hôpital George-Sand

« Le scanner de l'hôpital est ouvert H 24 et nous avons un échographe de dernière génération », insiste Jean-Marie Reyere, chef du service radiologie. « À force de dire que l'hôpital est déshabillé, le risque est qu'il perde beaucoup de patients. » source: Dominique Leriche
Ce sont des mois particuliers. À l'hôpital de La Seyne, le déménagement est dans beaucoup de têtes.
Pour ceux qui restent, comme ceux qui partent. D'ici la fin de l'année 2011, plusieurs services vont quitter le navire. Direction, un hôpital flambant neuf, Sainte-Musse à Toulon. Un bouleversement.
La chirurgie orthopédique s'en va, l'information est donnée pour acquise. Il n'y aura donc plus de chirurgie à La Seyne. Idem pour le service endocrinologie, qui n'était que provisoirement installé ici.
Quant au laboratoire, son fonctionnement est déjà réduit. « Toute l'activité de routine et d'urgence est transférée à Font-Pré par chauffeurs », résume un membre du service. Qui est aussi promis au déménagement.
Nouvel argument sur la maternité
Sur la maternité, plus rien ne semble acquis, mais l'intention des équipes médicales est bien la fusion des maternités seynoise et toulonnaise. Néanmoins, plus personne n'ose s'avancer sur un calendrier. C'est le flou et la prudence.
Le départ du service pédiatrie, fin 2008, avait déjà porté un coup dur à la maternité. Certes, il reste ici des consultations pédiatriques, mais les gardes ne se font plus sur place. « En dehors des visites, le pédiatre est à Toulon, et nous devons le ''bipper'' en cas de besoin », confie une auxiliaire de puériculture. Pour elle, pas de doute, « dans ces conditions, il vaut mieux partir à Toulon ».
Le futur plateau technique toulonnais fait d'ailleurs l'objet d'un nouveau projet : monter une maternité de niveau 3, qui n'existe pour l'instant qu'à Marseille et Nice.
Cela permettrait de prendre en charge les grossesses à risque. Un challenge, qui est en train de se transformer en argument de fond, pour légitimer le transfert de la maternité seynoise.
Les meilleurs équipements
Malgré changements et incertitudes, il reste une réalité : l'hôpital de La Seyne n'est pas un encéphalogramme plat.
Les équipes sur place déplorent le fait que le plateau technique soit dévalorisé. En tout cas, ce qu'il en reste. C'est le cas du docteur Jean-Marie Reyre.
« Depuis octobre 2009, le scanner fonctionne en H 24, y compris les dimanches et jours fériés », explique le chef du service radiologie.
« Non seulement le scanner n'est pas réduit, mais le service reste à La Seyne. Nous nous sommes battus pendant quinze ans avec le docteur Paecht, pour avoir un scanner dans le public (1) », plaide-t-il.
Mieux, son service peut s'enorgueillir d'équipements à la pointe de la technologie (lire ci-contre), les meilleurs de l'agglomération toulonnaise. En attendant Sainte-Musse, l'hôpital Font- Pré se contente d'équipements d'une génération antérieure.
Avec la restructuration des services de l'hôpital, le docteur Reyre reconnaît que le nombre de ses patients va « baisser ». Sans pouvoir dire dans quelle proportion. « En radiologie, nous avons 100 patients par jour, dont la moitié sont des consultations externes ».
Reste à connaître l'activité amenée par les nouvelles unités de soin annoncées par la direction : addictologie et soins palliatifs. Et surtout à quelle échéance.
1. Jean-Marie Reyre est un ancien adjoint de l'équipe municipale d'Arthur Paecht en 2001.
source: sonia bonnin - var matin


