Des signatures pour que les Seynois naissent encore ici

Les signatures arrivent spontanément sur la pétition en faveur du maintien de la maternité. « On nous parle de problèmes de sécurité à La Seyne. C’est un discours incompréhensible », selon le porte-parole du collectif, Jean-Louis Boissonnade (au centre). source: Photo Laurent Martinat
Le collectif de défense de l’accès aux soins était cours Louis-Blanc, hier matin, pour militer contre la fermeture annoncée de la maternité
Chaque samedi matin est synonyme d’affluence en bas du cours Louis-Blanc. Hier, il y avait en plus une ambiance de campagne électorale : plusieurs candidats dans le canton distribuaient leurs tracts… et venaient spontanément signer la pétition en faveur du maintien de la maternité à La Seyne. C’est le rendez-vous politique ‘‘tout en un’’ made in La Seyne.
Le collectif varois de défense de l’accès aux soins est là lui aussi, après avoir rassemblé 270 signatures sur le marché de Six-Fours, il y a une semaine.
Le collectif milite contre la fusion des maternités seynoises et toulonnaises.
Même s’il est défendu par la communauté médicale et l’administration hospitalière, le projet n’est pas encore totalement acquis.
Problème de sécurité ?
Depuis début 2011, on sait que les discussions sont toujours ouvertes, sur le calendrier, et même sur le principe. La maternité pourrait être sauvée?
« La direction de l’hôpital met en avant un discours sur la sécurité », analyse Jean-Louis Boissonnade, porte-parole du collectif et syndicaliste CGT pendant trente ans à l’hôpital. « Cela voudrait dire que les 1400 accouchements qui s’y font actuellement ne se feraient pas dans de bonnes conditions? C’est un discours incompréhensible! »
À l’opposé des arguments officiels, Olivier Masini renchérit : « Si on ferme La Seyne, là oui, il y aura un problème de sécurité ».
Le secrétaire général de la CGT hôpital fait le choix de la proximité. « Nous disons qu’il y aura mise en danger, car il n’y aura plus rien pour accoucher sur une grande zone du territoire. » Entre La Ciotat et Toulon.
Pour rappel, la maternité publique seynoise compte davantage d’accouchements (mille trois cent quinze en 2010) que celle de Toulon (environ mille deux cent).
« Ça fait vivre la ville »
Les habitants viennent signer en rangs serrés. « Fermer la maternité, c’est lamentable », lance Christiane. « Et puis, ça fait vivre La Seyne! ». Ici, beaucoup sont informés, et ont déjà écrit leur nom au bas de la pétition. « On signe, on signe », murmure un Seynois.
Des candidats aux cantonales et leurs suppléants viennent parapher le texte. L’ambiance électorale est porteuse pour le débat sur la maternité.
Seule élue seynoise à tenir le stand du collectif hier matin, Christine Sampéré insiste : « Nous, c’est depuis le début qu’on se bat et qu’on milite! »
Pour le collectif, une chose est sûre, « le projet n’est pas totalement validé, alors même que le directeur de l’hôpital était catégorique ».
Une raison d’espérer. Un rendez-vous est pris cette semaine avec le directeur de cabinet du préfet du Var. « Nous avons de nouveaux arguments à faire valoir. »
Savoir +
La pétition peut être signée sur le site Internet http://collectif.varois.sante.over-blog.fr
source: Sonia Bonnin - var matin



